Peintanotes.

 

Quand la musique devient couleurs...

Si lorsque vous jouez sur un piano chaque note évoque pour vous une couleur.
Si chaque son s’affiche en vert, rouge ou légèrement bleuté de façon irrépressible et incontrôlable.

Si la musique vous prend par le bout des cils jusqu’à vous promener sur un arc en ciel en secouant des poussières d'étoiles.

Alors nous partageons le même trésor.

D’aucuns diront que nous sommes fous ou pour le moins illuminés mais vous et moi savons que ce « don » est magique. 


Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 22:00

http://i28.lulzimg.com/5218ff6415.jpgJamais titre n'a été aussi bien porté. "Imaginaerum..."
Il suffit de se laisser porter et rien n'est plus aisé.
La musique est tantôt épique, flamboyante, effrayante, irrésistible ou envoutante, presque jazzy par instant... Le temps s'égraine au tic tac d'une mystérieuse boite à musique nous entraînant dans un flot d'images oniriques.
Et la voix de Anette Olzon... Quelle splendeur...
Cette fille a décidément un éventail vocal époustouflant. Enfantine. Théâtrale. Douce. Éloquente. Violente. Toujours convaincante.
Que ceux qui la prenaient pour une chanteuse pop ordinaire soient maudits, eux et leur descendance jusqu'à la 7ème génération !
Elle transcende littéralement le groupe.
Cette simplicité apparente des mélodies fait mouche au fil des titres. On fredonne dès la première écoute, ce qui est la marque d'une musique populaire, attention "populaire" ne veut pas dire "vulgaire" ou "facile". Ces gars là ont juste le "feeling", l'intuition de ce qu'on attend d'eux. Quelle maitrise !
Il y a à la fois la magie du cirque et des contes de notre enfance dans cet album.
Un instant on imagine aisément une troupe de gens du voyage au son d'un limonaire étourdissant et d'un orgue de Barbarie, bigarrée, agile, tonitruante, et l'instant d'après une flûte éthérée nous transporte dans une ronde enfantine sur les ailes papillonnantes des comptines d'antan entonnées par une ribambelle de lutins facétieux.
A écouter avec un cœur d'enfant comme on se laisse porter par le tendre tourbillon de ses souvenirs... "Imaginaerum... Imaginaerum..."

 

 


 
Par maynine
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 16:13

comme-un-roc2.jpg

 

Actuellement on a le choix dans la musique. 

A ma droite: Le bobo niaiseux mal baisé et mauvais amant, aigri de tout, bon chic bon genre juste ce qu'il faut avec le cheveux soigneusement dépeigné comme au sortir du lit, la cravate négligemment dénouée sur une chemise de soie mal repassée qui nous assène sa désespérance d'une voix doucereuse et sans émotion. Galvaudant un message de pseudo révolté créchant encore chez papa maman à trente piges. "N'ayons l'air de rien, faisons comme si rien ne nous affectait…" 

A ma gauche: La lolita bimbo  fringuée comme pour attendre le client rue de la gare, seins et lèvres siliconés, peinturlurée comme Geronimo un matin de bataille, une voix de phtisique, aussi inspirée qu'une planche de découpe à l'étal d'un boucher dont elle est la viande à consommer et l'indigence intellectuelle  d'une paramécie.

"L'important dans ce que je chante c'est mon cul."

 

Et puis il y a les quelques autres, très rares, aux publications intimistes, qui n'attendent rien de personne, qui tracent leur route sans se soucier des ventes dans les galeries marchandes des supermarchés, qui n'ont cure de reconnaissance et de hit parade. Dont le seul but est d'exister pour les gars de leur meute aux amitiés indéfectibles.

La race des seigneurs quoi. Des gars teigneux, têtus, qui gueulent pour leurs potes de galère, qui n'ont qu'un seul credo, mettre leurs tripes à l'air et nous nettoyer le cœur à grands coups de pieds dans l'égoïsme et les idées reçues.

Des statues d'obstination acharnée comme ces géants de pierre dressés depuis X années face à l'océan, dont rien ne peut ébranler la solidité, qui offrent au regard des hommes l'image de la conviction et de l'humanité, majestueuses même une fois couchées à terre.

Il y a dans cet album une révolte, une insurrection contre toutes les saloperies qui nous entourent, un coup de gueule digne et inflexible qui ne s'accommode d'aucun compromis ni d'aucune trahison envers ce qui semble être une ligne de conduite d'adolescent trentenaire idéaliste et borné.

  Ce gars  transgresse allègrement l'ordre établi sans concession pour édicter ses propres règles qui sont celles de l'amitié et de l'honnêteté et celui qui arrivera à le museler n'est pas encore né!

 

Ça commence par un enregistrement de battements de cœur et je vous assure que le votre va être secoué en écoutant cette galette. 

Chaque titre est un petit bijou de sensibilité et d'intelligence qu'il sème pour ses potes au vent de son cher pays pyrénéen  de cette voix si particulière, légèrement aigre, et pourtant si chaude la surprise passée, tant ce mec met ses tripes dans ce qu'il chante.

Que dire de ses rêves d'enfant qu'il continu de poursuivre au fil de chacun des ses albums, ils sont splendides et impossibles. Et pourtant on aimerait tant y croire, on aimerait tant que son monde balaye d'un coup toute la laideur qui nous entoure. Et l'espace d'un instant ce bougre de gentleman y arrive!

 

Il est des rocs chamboulés par la vie, meurtris, blessés dont les lézardes sont l'unique refuge de bluettes majestueuses.

" L'avenir est flou et incertain
Mais nos rêves sont fous
Grand est notre destin
Sûr, demain ce monde sera le mien
Comme une bulle au creux de la main
Attendant qu'un souffle léger
Le fasse décoller."
 

Ce n'est pas la révolte en elle-même qui est noble, mais ce qu'elle exige.
[Albert Camus] 

 

 Dans tes parages.

 Les matins sont petits et gris

Sans trouver les mots pour le dire

Les feuilles de cahier noircies

Sans jamais personne pour les lire

 

Quand je suis dans tes parages

Tous mes mots sont dérisoires

Sonnant comme le pire verbiage

D'un petit Dom Juan d'un soir

 

Je ne trouve rien d'inédit

Pas une image à la hauteur

Rien qui vaille d'être dit

Rien pour accélérer le cœur

 

Quand je suis dans tes parages

Seul le silence s'impose

Le verbe est traître et volage

L'âme ne souffre pas la prose

 

Seul le silence s'impose.

 

 

 Les derniers gentlemen.

Traverser la vie

Droit comme un i

Prêt à tout laisser

Pour une idée

Sans compromis

Pas de "mais", de "si"

Pas de tiède ou de gris

 

Toujours pur

Toujours sûr

Choisir et renoncer

Et surtout ne jamais plier

 

Soyons les derniers

Les derniers gentlemen

Sans jamais se soucier

De savoir où cela mène

 

Ne rien posséder

Que l'on ne puisse emporter

Dans son âme ou son cœur

Prendre soin de son honneur

Litiges réglés

Au fil de l'épée

Sur le pré dans l'heure

Ou quand la nuit se meurt

 

Toujours pur

Toujours sûr

Choisir et renoncer

Et surtout ne jamais plier

 

Soyons les derniers

Les derniers gentlemen

Les derniers rescapés

D'un temps qui n'est plus le même

 

Retrouvons nous sur les remparts

Murailles ébréchées de la tour de garde

L'armada surgit à l'horizon

Derniers regards, nous dégainons.  

 

 

 

  link Myspace

Par maynine
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 21:44

http://www.covershut.com/covers/Dream-Theater-A-Dramatic-Turn-Of-Events-2011-Front-Cover-57611.jpgJe l'aurais aimé rien que pour la beauté de la pochette. Cette image est absolument somptueuse...
Un filin qu'on devine au bord de la rupture... Un improbable funambule au dessus des nuages dont le costume ressemble étrangement à celui d'un clown symbolisant la consommation à outrance. Et ce vaisseau des airs, affleurant mystérieusement du toit d'un chapiteau de cirque d'où émergent nos vies, telles des assiettes en équilibre...
Plein de symboles à déchiffrer... J'adore !
Et en plus la musique est magistrale. Un équilibre parfait entre mélodie, subtilité, élégance et énergie.
Du grand Dream Theater ou peut-être pourrait on dire cette fois ci "Dream Circus". Le grand cirque de notre vie, trépidante, illusoire, perdue dans les méandres du siècle.
Une lecture rapide du livret vous éclairera cent fois mieux que tout ce que je pourrai écrire, mais je retrouve là le Dream Theater que j'aime, inspiré, profond, généreux et onirique.

Par maynine
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 14:28

http://www.cdinzane.com/images/P/SYMPHONY%20X-ICON%20DIGI.jpg

 

Reconnaissable dès les premières notes. Fidèle à lui même. Pas de doute c'est du "Symphony X" 100%.
Toujours les mêmes déclinaisons de bleus et de verts. Impossible de se tromper.

Il y a juste que la palette est peut-être un peu moins riche, un peu moins subtile. Trop prévisible. Ou alors je connais trop bien leurs gimmicks.
J'aime par fidélité, par confort, mais la passion de la première rencontre commence à s’essouffler.
Je garde tout de même toujours un amour brulant pour Russel Allen qui ne perd pas une once de puissance vocale au cours des années.
Mais j'aurais juste envie que mes vieux amants me surprennent avec quelques nouvelles hardiesses...

Par maynine
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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 12:29

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSNhNxw8CJhvSOG3BUs6EJdnl6N61rINKbJg57VviNm8WuMGrx4

J’ai toujours adoré les énigmes et les histoires extraordinaires.

Alors imaginez mon intérêt lorsque Samuel Arkan a commencé à me parler d’un projet d’album concept bâti autour d’une enquête policière très... "spéciale".


J’ai su dès le début que cet album allait être un instant décisif dans la vie de Sam. Dès les premières notes qu’il m’a fait partager avec confiance j’ai compris que j’assistais à une aventure unique.

Cet album allait être celui de la révélation. La révélation d’un talent fou, mais pas tant pour ceux qui connaissent Sam que pour Sam lui-même.


Je sais depuis toujours que Samuel Arkan est promis à un grand avenir dans le milieu de la musique. Il me le prouve depuis des années. Il ne restait plus après de nombreuses compositions reconnues par ses pairs qu’il se reconnaisse lui-même comme un compositeur aguerri et talentueux.
J’aime la folie musicale de Sam, ses errances, sa sincérité, la simplicité inspirée de sa musique.
La façon dont Sam vit sa musique et ses nouvelles m’a toujours amusé. Il est le premier spectateur de sa propre imagination.

Combien de fois l’ai-je entendu dire après une journée passée écrire " - J’ai hâte d’être à demain pour connaitre la suite…"

Son esprit fécond le porte et l’entraine contre sa propre volonté vers des divagations tout à fait plausibles.

Il combat ses cauchemars, fabrique des rêves… torture les images et les couleurs, apprivoise ses démons et s’amuse avec les anges. Ou peut-être est-ce l’inverse…


Je ne vais pas ici vous raconter l’album, je ne veux ni déflorer le sujet de cet opéra métal digne des plus grandes épopées du genre, ni en faire une chronique qui de toute façon sera partiale tant j’y suis attachée. Sachez juste qu’il s’agit d’un thriller qui vous tiendra en haleine dès lors que vous en écouterez les premières notes… Une énigme à couper le souffle. Une musique qui va faire s’entrechoquer votre vie à celle de Sam Arkan.


Vous allez vivre un instant d’exception, magique, une de ces expériences qui font que nos vies changent à jamais, comme la mienne a retrouvé le chemin de la musique lorsque j’ai rencontré Samuel.

Merci.

 

 


 

 

Par maynine
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 14:24

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQG6Gh19W9WenCX4ZZ0I7XaYUV44SSO1WUMhaNRim4QXgiy-JAYjgRhapsody c'est sans surprise depuis des années et c'est tant mieux.

On est en pays connu.


Toujours ces envolées lyriques, ces chœurs somptueux, ces allusions à des airs du répertoire baroque, ces cavalcades et ces batailles épiques qui n'en finissent pas.
Une musique qu'on écoute la main sur le cœur en se prenant pour le héros d'une princesse ou d'un royaume enchanté à conquérir.
Tous les ingrédients propices à jouer aux chevaliers de pacotille, combattants dragons et félons, sont là.
Quelques airs chuchotés pour appuyer l'atmosphère médiévale de sombres oubliettes.

Des cliquetis d'épées et des brouhahas d'échauffourées qui vous transportent directement dans les vastes champs de batailles dont vous sortirez le front nimbé d'une gloire d'opérette.


On retrouve ici tout ce qui fait que Rhapsody est ce qu'il est. Il y a des ritournelles fraiches comme des matins de printemps, des antiennes tristes comme des chagrins d'amour, de la passion, de la légèreté, des grands sentiments, des déclarations fiévreuses et exaltées, de la fantaisie, du désir, de l'énergie, de la romance...
Même cette voix horripilante d'un roi de carton pâte manquerait si elle n'y était pas.


C'est symphonique, extravagant, puissant, ampoulé, grandiloquent, ambitieux et inspiré... Du Rhapsody quoi !

Par maynine
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 22:34

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSj6ip90X_Brfv4iuqFGe1zDtwZhzaZvxsGZ1G6E_PB-CRja375

 

Mon dieu que c'est long... Ça n'en fini pas...

C'est rengaine au possible, on a l'impression d'écouter cinquante fois le même morceau. Et cette moissonneuse batteuse qui n'en fini pas de s'exciter à tord et à travers...
Il y avait pourtant matière à faire quelque chose d'exceptionnel. Tolkki, Matos, Kusch... du beau linge, avec des personnalités qui auraient pu s'entrechoquer en une pluie d'étoiles.
Mais voilà.... ce n'est qu'une succession d'airs téléphonés, convenus, attendu, sans éclat.
Je suis déçue.

Ce n'est qu'un paradis artificiel sans magie, une symphonie sans âme.

De la technique, froide et parfaite, mais sans magie la technique n'est rien qu'une sale manie.

Par maynine
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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 21:50

 

 http://08.wir.skyrock.net/fcb/michelserry/pics/2978283425_1_3_474gBa1r.jpg?w=250« Silence… Moteur... On tourne ! »

 

En un instant vous voilà projeté sur un plateau de cinéma digne des grandes mises en scène à la Cecil B. DeMille…

Cavalcades. Échauffourées héroïques. Claquements des heaumes. Sifflements de flèches. Cris… Hymnes glorieux, roulements de tambours menant à la bataille. Assauts homériques. Étendards et olifants. Corps luisants de sueur. Amitiés viriles. Amours chevaleresques… Vous frapperez du glaive sur vos boucliers, à l’unisson des valeureux guerriers, remplis d’enthousiasme et de courage. Le front nimbé de rêves de conquêtes et de gloire.

 

 Tout y est. « Lève-toi et combats ! »

 

« Coupez ! Elle est bonne. On la garde ! »

Par maynine
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 20:49

http://www.metal-archives.com/images/2/8/0/2/280223.jpg

 

Par ces temps de frimas qu'il est bon de se réchauffer au brasier de ces vigoureux teutons!

A mi-chemin de l'épopée médiévale et des fêtes de tavernes viriles et ardentes on ne résiste pas à leur musique généreuse et énergique.

Ce ne sont qu’hymnes musclés et puissants, cavalcades héroïques et brouhaha de batailles effrénées sur des plaines qu'on imagine immenses et glacées.

Mais au détour d'une échauffourée ces valeureux guerriers savent aussi ouvrir leur cœur en se laissant aller le temps d'une surprenante balade.

Une musique gaie, enjouée, déterminée, tour à tour vive comme la fournaise ou mordante comme la neige.

 

Métal Folk Viking puissant et revigorant !

Par maynine
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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 00:36

http://i31.servimg.com/u/f31/11/71/01/78/penelo10.jpg

 

On a parfois la chance de rencontrer les auteurs de ses compagnons d'insomnies.
Je viens d'avoir cette chance et je dois dire que coudoyer un écrivain ne serait-ce que le temps d'un week-end est absolument passionnant.
Après avoir échangé quelques mots courtois sur Internet avec le vouvoiement qui sied aux gens de bonne compagnie figurez-vous que j'ai enfin pu rencontrer ce personnage que je connaissais par ouïe dire depuis une bonne dizaine d'années.
Décidément Internet m'épatera toujours…
Me voici donc le temps d'une fête en présence de cet individu qui attisait ma curiosité depuis si longtemps.
Jeune homme charmant, pour ne pas dire charmeur, cultivé, drôle, élégant tant dans sa conversation que dans son allure. D'une simplicité évidente que j'ai tutoyé d'emblée. Il ne pouvait en être autrement.
Rencontrer des personnages après les avoir côtoyé virtuellement me passionne.

C'est une aventure humaine pleine de surprises, un rendez-vous fascinant. Découvrir physiquement quelqu'un, confirmer ou infirmer l'idée que j'avais de son caractère, est un événement que je savoure chaque fois avec délice.
Nous n'avons pas parlé littérature durant ces quelques jours, juste un échange de point de vue sur la préciosité de la possession d'un manuscrit par rapport à celle d'un livre broché, abouti et diffusé mais j'ai pu le voir évoluer dans une assemblée joyeuse et hétéroclite, apprécier sa faculté d'adaptation à ses interlocuteurs, la plupart ne le sachant même pas écrivain, l'écouter plaisanter, le voir faire la connaissance de nos hôtes et de leurs invités, évaluer sa curiosité envers ses semblables.
J'étais l'observatrice de l'observateur.
Il était convenu que Jésus Manuel Vargas me remettrait son livre lors de cette rencontre. Ce qui fut fait à l'instant même de son départ. Je m'emparais donc de ce précieux ouvrage "Pénélope Andalouse" en promettant de lui en rendre une critique sincère au plus tôt.
J'ai littéralement dévoré ce livre d'une traite la nuit suivante. Je ne vous en raconterai pas l'histoire vous laissant la chance de la découvrir vous-même.
Comme à mon habitude quand un ouvrage m'accroche le cœur à la première lecture ma propre plume court sous chaque ligne imprimée dans un deuxième parcours. J'ai annoté cette histoire dans l'avion qui me rapportait chez moi.
Ombrage appliqué et léger au crayon à papier, déposé sans appui, afin que chacun des mots et des pensées de l'autre deviennent miroir des miens.
Chemin à l'envers, appropriation consciencieuse et attentive, reconstruction méticuleuse de mon être au travers de l'offrande des mots donnés par un autre.
Apostilles respectueuses et affectueuses qui témoigneront de ma lecture.
Je relis dans la foulée et ma mémoire encore empreinte de sensations va rechercher la fraîcheur et la vérité de la première lecture.
Ne surtout pas laisser échapper ce premier jet, cette première impression, dans les deux sens du terme, je vais revêtir ces mots comme on enfile un pull confortable et familier.
Dès les premières lignes les images et les odeurs se carambolent. Écriture automatique, enchaînement foisonnant de pensées qui se bousculent et se croisent comme autant de poussières virevoltant dans un rai de lumière pénétrant une pièce sombre par un trou minuscule dans un volet écrasé de soleil.
J'aime cette idée que mes mots viennent des airs dans cet avion, de ce non-lieu, faille spatiale, en mouvement permanent, répondant aux siens issus d'un instant immobile de sa vie, faille temporelle sur une terre chaude et odorante. Comme un trait d'union à mi-ciel sur le chemin qu'a parcouru son "abuelita".
J'aime l'idée qu'un court instant mon ombre s'est posée dans l'empreinte de ses pas vers les nuages, silhouette immatérielle à peine entrevue, ou était-ce un rêve, et que je me suis appropriée.
Avez-vous remarqué que l'on répugne à détruire un livre ? Hors les ignobles autodafés, après les avoir lu, on les range, on les prête, on les vend, on les cache ou on les expose, mais jamais on ne les détruit.
J'aime l'idée qu'un jour ce livre émargé de ma main attisera la curiosité de celui qui en héritera au hasard et que l'histoire de cette aïeule, cette grand-mère, que j'imagine douce et ronde comme une pomme parfumée, forte et frêle à la fois, deviendra sienne.
Les mots sont forts. Les sentiments sont légers, délicats et purs. Les siens comme les miens. D'une plume à l'autre. D'une pensée à l'autre.
Ce recueil d'amour et de poésie douloureuse et tendre a ré ouvert ma propre histoire et il me plait à croire que nos grands-mères respectives tricotent ensemble, là haut, les grandes écharpes blanches qui adoucissent le ciel, le soir, quand nos pensées vont vers elles…
J'aime l'idée que d'autres petits enfants vont s'approprier cet hommage, des enfants comme Jésus Manuel Vargas ou des déjà grands-mères comme moi et que de proche en proche, de témoin en témoin, d'amitié en amitié ce livre va adoucir le chagrin du partir.

Parce qu'il peut aussi y avoir des poussières d'étoiles dans les mots.

Merci Jésus Manuel Vargas.

 

( http://livre.fnac.com/a2809751/Jesus-Manuel-Vargas-Penelope-andalouse )

 

Par maynine
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Présentation

Musichromie.

Un jour je me suis rendu compte que j'entendais en couleurs.
Il parait que ça s'appelle la synesthésie.  

En salles.

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