Peintanotes.

 

Quand la musique devient couleurs...

Si lorsque vous jouez sur un piano chaque note évoque pour vous une couleur.
Si chaque son s’affiche en vert, rouge ou légèrement bleuté de façon irrépressible et incontrôlable.

Si la musique vous prend par le bout des cils jusqu’à vous promener sur un arc en ciel en secouant des poussières d'étoiles.

Alors nous partageons le même trésor.

D’aucuns diront que nous sommes fous ou pour le moins illuminés mais vous et moi savons que ce « don » est magique. 


Samedi 13 juin 2009
Cet album est fascinant...
Quand je l'ai écouté pour la première fois il m'a carrément catapulté trente cinq ans en arrière, à mon époque Peace & Love, guitare sans housse sur l'épaule, fleurettes coincées dans le bandana et nu-pieds à la Jésus.
Tout à fait le genre de musique qu'affectionnait Marie-Jeanne les soir de veillées autour d'un feu de bois.
Délicate comme du riz  safrané, avec quelques petites notes épicées qui brûlent les papilles au détour d'une harmonie.
Qui fait un peu tourner la tête et voir les étoiles comme si on pouvait les toucher dès lors qu'on se laisse emporter par les arpèges de la harpe.
J'affectionnais particulièrement ce style de musique planante et hypnotique, cette "musique voyage" à moindre risque.
Pas besoin de champignons rigolos ni de farigoulette d'arrière cours pour partir dans un trip hallucinogène. Il suffit d'accorder le rythme de son coeur au martèlement des percussions, de se laisser porter et de flotter délicieusement le long de chemins poussiéreux.
Mais n'allez pas croire que cette musique ne sent que le patchouli. Elle sait aussi être violente à certains moments.
Tout à l'image de l'Inde à laquelle elle me fait songer immanquablement.
Par maynine
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Jeudi 30 avril 2009
Fairyland c'est la musique de l'enfance. Et oui…

Ecoutez bien. Qu'entendez-vous dans leur musique?
 Allez, soyez honnêtes...

Que vous soyez romantiques comme une midinette un soir de printemps. Vindicatif comme un trVe warrior de la mort qui tue dans votre veste à patches, bringuebalant toute une quincaillerie de bracelets à clous.
Que vous soyez doomie maquillé comme une voiture volée et percé comme une passoire à nouilles ou Goth falot, évanescent et phtisique comme la Dame aux camellias. Vous avez tous un point commun.
Il y a tout au fond de vous, bien caché derrière le "paraître", un gosse de huit ans qui n'a rien oublié de ses aventures imaginaires.
Doux rêveur effacé et craintif ou gamin hyperactif et turbulent, chacun a vécu ces aventures fabuleuses.
En équilibre sur un rebord de trottoir, dominant un précipice vertigineux où grognait un torrent faramineux, armé d'une épée en carton et coiffé d'un heaume de papier, vous pourfendiez victorieusement des monstres colossaux sous le regard énamouré d'une princesse aux joues maquillées de chocolat.
 Le monde vous appartenait, fier et altier, à la tête d'une armée de poulbots superbes et reniflards dans la cour de récréation.
Embarqué avec vos compagnons d'arme sur un galion de caisses d'emballage vous parcouriez les océans peuplés de chimères et de croque-mitaines hideux et féroces. Mais fi du danger, vous chantiez à tue-tête, bravant tous ces titans gigantesques.
Il y a tout ce qui a bercé notre enfance dans la musique de Fairyland.
Les donjons mystérieux, le bruit assourdissant des batailles, le chant des sirènes, les cavalcades héroïques, les contes chuchotés le soir, les fées gracieuses et les gnomes pétillants, les vaillants chevaliers et les rois cruels, les princesses, les forêts magiques et inextricables.

Qu'on aime ou pas ce style épique et symphonique, c'est une musique fougueuse, exaltée, exubérante et passionnée, merveilleusement interprétée. Savourons de surcroît qu'ils soient français, c'est suffisamment rare pour être signalé.

Fairyland c'est l'éternel recommencement. C'est l'enfance, la candeur, la force de l'innocence. C'est la musique intemporelle, celle qui nous permet d'oublier que nous sommes devenus adultes.
Par maynine
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Lundi 27 avril 2009
Samael c'est tout noir. Lugubre. Tordu. Étouffant. Sinistre.

Ce n'est pas vilain hein, attention, c'est puissant, rythmé comme un métronome, ça vous prend au ventre jusqu'à en avoir mal.
Ce n'est pas de la rigolade, ça fiche la trouille tellement c'est percutant, tranchant comme un cran d'arrêt jaillissant un soir de pleine lune dans une rue mal famée.
Ça semble venir d'un autre monde où la pitié n'a pas sa place.
On y entre à reculons, en baissant la tête à la première note de peur de prendre un mauvais coup. C'est qu'il n'a pas l'air de plaisanter le gars qui chante... bon sang quelle voix sépulcrale. 
Atmosphère de fin du monde puissante, froide et lourde où on s'embourbe jusqu'à l'asphyxie.
J'aurais arrêté dès le premier titre si il n'y avait pas derrière tout ce magma effrayant quelques belles envolées épiques, quasi symphoniques. Ce petit plus qui donne envie de rester même si on est mort de trouille et glacé jusqu'aux os.
Par maynine
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Dimanche 22 mars 2009
Pas facile d'en parler mais bon... Alors je vais procéder titre par titre.

Oblivion

Une intro très sombre. Désespérée et douloureuse. Avec un refrain plaintif.
Pour moi ça sonne violet foncé. Seuls les soli se détachent un peu plus lumineux mais tout de même bien tirés vers le sombre par le jeu de la batterie extrêmement lancinant.

Divinations
Encore plus sombre. La voix tire la musique vers le haut à certains moments, puis la brinquebale vers les abîmes à nouveau. Ça roule comme un feu infernal.

Quintessence
Tiens. Un peu plus de légèreté... Pas beaucoup hein, on reste tout de même dans le douloureux, mais la musique semble prendre un peu d'essor.
Toujours cette impression de tourbillon. Comme si le chanteur se buttait contre des parois transparentes, espérant enfin les traverser mais toujours retiré vers l'arrière sans ménagement. On a envie de l'aider mais les riffs de guitare le rattrapent et flanquent tout le monde au sol.

The Czar
Ah enfin! Un peu de fraîcheur. Enfin disons plutôt qu'on sort de la fournaise. On va y arriver à force... Le rythme devient un peu plus paisible, plus posé. Ce n'est pas franchement gai gai mais la bataille semble être en suspend. Le violet violent cède le pas à quelques lueurs mauves. Attention hein on est pas encore dans la bluette mais ça permet de respirer un peu.
Et flute! Raté... Ça vire au rouge sang. Bon dieu qu'elle est lugubre cette batterie.
Nous assistons à une lutte. La guitare et la voix tirent vers le haut, on entre-aperçoit un peu de lumière, mais la basse et la batterie tirent inexorablement vers le sombre.
Suspens...

Ghost of Karelia
Et c'est reparti pour la rengaine infernale. Le martèlement démoniaque et hypnotique anéanti tout espoir. Un véritable travail d'orfèvre. Je suis très mal à l'aise mais quel beau boulot ! C'est magnifiquement bien senti.

Crack the Skye
Désespérant. Désespéré. Infernal. De plus en plus rouge. Pas la moindre lueur. La spirale morbide grossi, véritable tornade meurtrière.

The Last Baron
Peut-être était-ce la tempête avant l'accalmie... On semble aller vers un peu plus de paix. Du moins on perçoit quelques couleurs moins tranchées. Plus paisibles, même si ce n'est pas vraiment très joyeux. La voix est plus "bleue", plus ouverte et les percussions virent enfin au jaune ( pas un jaune éclatant mais ça devient nettement plus supportable ).

~~~~~~~~~~~~~~~~~

En résumé, un album feu et rouge sang qui traduit très certainement une grande souffrance.
J'ai envie de regarder au delà. Il y a certainement de belles couleurs un peu plus loin mais rien à faire je n'y arrive pas.
Ce n'est pas ma tasse de thé mais c'est de la belle ouvrage dans le genre.
Par maynine
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Dimanche 22 mars 2009

   On lit vraiment tout et n'importe quoi sur cet album. Et comme je suis une adepte du n'importe quoi je me dis "pourquoi ne pas apporter ma petite pierre à l'édifice".

Cybion est un OVNI. Une espèce d'animal mythique venu d'on ne sait où. Le genre de musique qui ne fera jamais l'unanimité.
Trop influencée. Trop compliquée. Trop illuminée. Trop "pour initiés". Pas assez Death. Pas tout à fait Prog. Pas assez black. Qui lorgne trop du côté de Dream Theater, de Cynic, de In Flames, Beyond Twilight ou qui sais-je encore.

Voyons voyons… Comment aborder le sujet alors?

Il serait léger de dire que cette musique est expérimentale. Elle n'est pas non plus franchement "assise" dans les styles que nous avons l'habitude d'écouter.
Progressive? Mwoué… Le terme n'est même pas assez précis.
Elle l'est dans la succession foisonnante de styles, dans le parti pris délibéré de particulariser chaque morceau. Chacun semblant avoir sa vie propre. Tantôt jazzique, tantôt sombre à la limite du Death metal, tantôt romantique et douce comme du Ayreon, tantôt tribale, tantôt Black.
Mais il y a tout de même un fil conducteur. Compliqué certes, mais une telle ambiance qui vous porte d'un bout à l'autre, hypnotisante, magique, fait qu'il doit bien y avoir bel et bien une histoire là-dessous!
A vous franchement parler je n'ai rien compris. J'ai pourtant décortiqué chaque titre, réécouté les différents groupes dont on dit que Kalisia s'est inspiré, j'ai mélangé, commencé par la fin, pioché au hasard, repris du début à la fin.
Rien à faire.
Pour une fois que je voulais analyser, donner un avis réfléchis, c'est encore plus raté que d'habitude.

Alors je vais tout simplement vous dire mes couleurs.
Ma première image est celle d'un patchwork, mais pas un de ces plaids confortables et moelleux dans lequel on s'enroule.
Non. Cybion est d'une étoffe à la fois somptueuse et précieuse comme une traîne royale, une de ces parures qui traverse les siècles, marquée par des histoires de pouvoir et en même temps aussi rugueuse et grossière qu'une couverture de soldat usée jusqu'à la trame et tâchée du sang et des larmes des hommes.
Cybion est aussi d'une étoffe encore inconnue sur notre planète, une matière avant-gardiste qui résiste aux températures des hautes sphères, glacées ou brûlantes.
Cybion est brillante comme une boule à facettes dans une boite de nuit, lumineuse comme une étoile filante, aussi éphémère dans l'empreinte qu'elle laisse dans le ciel et aussi éternelle dans celle qu'elle laisse au fond de nos rétines. A la fois familière et tellement surprenante.
Je ne peux vous en dire les couleurs tant elles sont nombreuses.
Il y a là toutes celles que je vois d'habitude et une foule d'autres qui m'étaient parfaitement inconnues jusqu'à présent comme si je découvrais une autre planète et où je ne retrouve rien de ce qui est mon paysage familier.

Vous voilà bien avancés n'est-ce pas…

Et bien c'est comme ça.
Ecoutez en fermant les yeux. Débarrassez vous de tous vos repères terriens et laissez vous emporter par cet OVNI et je pense que vous découvrirez vous aussi votre monde parallèle.
Par maynine
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Lundi 23 février 2009

Attention graine de loulou…

Tout à fait le genre de musique à écouter dans la rue, baladeur sur les oreilles, le mégot aux lèvres en mâtant les filles avec les potes.

Ça sent le cuir des blousons râpés jusqu'à la couenne, ça pétille comme les patches cousus maladroitement sur les jeans déchirés (on peut tout de même pas demander ça à môman…)

On se la pète grave en alignant les burns le soir dans la cité. Juste ce qu'il faut pour embêter les bourgeois sur leurs balcons et ne pas se faire embarquer par les flics.

"On dirait qu'on est des caïds", avec la voix éraillée juste un brin, mais y a du boulot là dedans hein mine de rien, c'est peaufiné aux petits oignons et  ça joue sévère. Du lourd, tanguant du pur rock au blues en passant par le metal entre deux gorgées de whisky.

On gueule. On se marre pour n'importe quoi. On en a rien à foutre de rien. On est vivant et on le fait savoir haut et fort. Libres. Sans limite. Révoltés. Bikers à fond les gaz.   

Du Motörhead en plus élégant. Du Mötley Crüe en plus sauvage.

 Rock'n'roll attitude !

Par maynine
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Dimanche 15 février 2009


Je parie que si on collait les pieds de ces gars sur les planches on aurait encore l'impression qu'ils sautent partout. Ils sont tellement embarrassés par les instruments des groupes suivants qu'on les croirait dans un magasin de musique. D'accord ça a de la gueule, ça brille de partout mais c'est vraiment du sport.

Mais coincés comme pas permis ils arrivent tout de même à mettre le feu.

Ils sont complices, carrés, dynamiques, souriants (du sourire des carnassiers) et surtout wild rock'n'roll!
(Petite aparté, je tiens assez au terme "Wild" car les Boneshaker ce n'est pas à proprement parler du rock'n'roll, tant par la structure plus "punk-metal-hard-rock-garage" que par l'attitude scénique).

Nous avons droit à une avant première du prochain album, ça promet…
Mais savourons celui-ci, sa qualité le mérite grandement! 

Bien sûr j'aurais aimé entendre tout l'album mais ça poussait derrière et croyez moi, réussir à donner une image d'une telle qualité en si peu de temps et dans de telles conditions, relève d'une véritable performance, d'autant que si le son était parfait nous avons appris après par l'éclairagiste qu'il y avait eu un petit pépin côté lumière (une lampe grillée qui a éliminé l'utilisation de toute la rampe cour).

Chapeau les gars!




Franchement ce n'est pas ma tasse de bergamote même si ils étaient aux dires du sonorisateur extrêmement carrés et en place. C'est du bon heavy metal de base ni plus ni moins.
Je ne connaissais absolument pas mais il y a tellement de groupes que je ne connais pas…




J'allais les voir avec un gros a priori pour après avoir écouté "Excalibur" et "Ballads Of A Hangman".
Je m'attendais à du heavy armuré médiéval avec plein d'histoires de princes, de chevaliers et de combats contre le sarrasin le tout saupoudré de poudre de   Merlin-min-min, de coups de lances et de chevauchées héroïques. 
Que nenni. Point de serment autour de la table ronde le poing sur le cœur, pas plus de duels pour une reine en périls que de sanglier en broche.
Ils sont très professionnels, rien à redire, ces gars ont de la bouteille, on sent qu'ils sont capables de se dépêtrer de n'importe quelle salle, qu'ils savent donner même si le public est un peu menu.
Bref ce n'est absolument pas ce à quoi je m'attendais. J'ai aimé, ils déménagent, le chanteur a un charisme fou et pour des vieillards ils assurent carrément!





Là j'étais dans mon élément. Pourtant ils ne payaient pas de mine ces quatre gamins...
D'accord ils sont écossais et habitués au froid mais de là à arriver torse nu sur scène… Si encore ils avaient eu des carrures de bûcherons mais non, ils étaient gaulés comme des criquets. Mais dès qu'ils se sont mis à jouer… alors là… j'ai été totalement séduite.
C'est frais, énergique, original, du pirate metal à boire et à chanter à tue-tête.
Un brin de folklore scottish traîne là-dessus mais sans trop. Quatre pirates   qui vous embarquent sans ménagement dans leur trip de grand large, d'ouragan, de tempêtes, de chasse aux trésors  et de montres des abysses  qu'ils terrassent avec vigueur!

On ne s'attend vraiment pas à une telle voix écorchée par le sel des embruns en voyant arriver le chanteur claviériste mais on a vite fait de se retrouver au fin fond d'une taverne de marins une chope à la main.

Leur musique mériterait cependant qu'ils jouent le jeu jusqu'au bout en endossant sur scène les mêmes oripeaux que sur leurs photos d'album.

" Pirates à  tribord palsambleu !!!"


Par maynine - Publié dans : Mes concerts
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Lundi 19 janvier 2009
Si les manants du moyen age revenaient je suis sûre qu'ils adhéreraient à cette musique.
On est d'emblée plongé dans le monde de Merlin et des mages de tous bords. Une mélodie sereine et majestueuse annonciatrice d'une épopée fantastique.
Avant le règne de Arthur le royaume était sali par la haine, le meurtre, la trahison et la cupidité. Mais Merlin va sceller le destin de la Grande Bretagne en usant de sa force magique.
Déboulent alors seigneurs et chevaliers de la Table Ronde qui vont nous conter comment le jeune Arthur retire l'épée de la pierre et son ascension au trône d'Angleterre.
Comment cet homme sans vice, généreux et noble va devenir un grand et bon roi, sa mystérieuse Excalibur, don de Dieu (ou de Merlin), ceinte à la taille.
Tout y passe.
L'histoire du roi Uther et Lady Igerne, engendrant Arthur une nuit où un dragon de feu brillait dans un ciel rouge du sang d'une énième bataille.
Les amours malheureuses de Tristan et de la belle Iseult. Celles de Arthur et de la blonde Guenièvre. La rébellion des clans. Les batailles monstrueuses. Le récit fascinant des Templiers, probablement la plus puissante et mystérieuse organisation du Moyen Age. L'Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. La bataille de Bannockburn dans un déluge de feu et de sang. Le combat de Arthur et Mordred.
Perceval, Lancelot, Richard Cœur de Lion, gueux, brigands, pages et chevaliers, tout le monde est là.
Ce ne sont que marches altières et fantastiques, combats héroïques et impitoyables. Le tout dans une avalanche de notes exécutées à bride abattue.
Nous sommes dans la lignée d'un heavy metal puissant et convaincu au service d'une histoire d'hommes valeureux et intrépides.

Si vous aimez les histoires homériques et fantastiques, revêtez baudriers et hauts-de-chausses et foncez !
Par maynine
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Mercredi 26 novembre 2008

J'adore l'atmosphère de cet album. C'est un grand voyage en train.
Il y a tout.
Le bruit des roues sur les rails.
Les bruits de passage quand le train ralenti.
Des femmes qui chantent au loin, peut-être dans un champ de coton ou au bord d'un lavoir...
Le crissement des crickets sous un ciel constellé d'étoiles.

La moiteur de la nuit mêlée à l'odeur des wagons trop bondés est palpable.

Le coassement léger des rainettes dans les fossés bordant la ligne lors d'une halte.
On imagine très bien la mélopée plaintive d'un hobo pourchassé par les contrôleurs. Les bêlements des moutons chargés dans les wagons à bestiaux.
Le son des cloches des passages à niveau qui se rapprochent et s'éloignent. Le klaxon de la locomotive qui se perd dans le brouillard et celui des voitures attendant devant les passages à niveau...
Et le "tata ta toum... tata ta toumm... tata ta toum..." des traverses sous le wagon-lit qui accompagne le voyage sur une sompteuse mélodie jouée à la pedalsteel...

Par maynine
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Mercredi 19 novembre 2008
Vous avez le choix.
Endosser un kilt et un plaid écossais, vous armer d'une dague et bouter l'anglais hors des collines d'Écosse la rage au cœur et le front nimbé de vengeance ancestrale.
 Le rythme endiablé de certains titres et les accents guerriers de ces drôles d'argentins s'y prêtent parfaitement.
Ou vous envelopper d'un bon vieux pull de cachemire, chausser des bottes et vous élancer au triple galop des landes embrumées du Lochness jusqu'aux rivages de Araan, savourant l'odeur des bruyères sauvages.
Fi de la "cup of tea with a cloud of milk please" !
Que vous ayez l'âme belliqueuse ou romantique c'est une chope de Guiness noire et crémeuse au poing que vous écouterez cet album à la fois festif comme du Tuatha De Danann et puissant comme l'épée de Braveheart.

Je suis totalement séduite.
Par maynine
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Présentation

Musichromie.

Un jour je me suis rendu compte que j'entendais en couleurs.
Il parait que ça s'appelle la synesthésie.  

En salles.

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