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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 21:10


Je parie que si on collait les pieds de ces gars sur les planches on aurait encore l'impression qu'ils sautent partout. Ils sont tellement embarrassés par les instruments des groupes suivants qu'on les croirait dans un magasin de musique. D'accord ça a de la gueule, ça brille de partout mais c'est vraiment du sport.

Mais coincés comme pas permis ils arrivent tout de même à mettre le feu.

Ils sont complices, carrés, dynamiques, souriants (du sourire des carnassiers) et surtout wild rock'n'roll!
(Petite aparté, je tiens assez au terme "Wild" car les Boneshaker ce n'est pas à proprement parler du rock'n'roll, tant par la structure plus "punk-metal-hard-rock-garage" que par l'attitude scénique).

Nous avons droit à une avant première du prochain album, ça promet…
Mais savourons celui-ci, sa qualité le mérite grandement! 

Bien sûr j'aurais aimé entendre tout l'album mais ça poussait derrière et croyez moi, réussir à donner une image d'une telle qualité en si peu de temps et dans de telles conditions, relève d'une véritable performance, d'autant que si le son était parfait nous avons appris après par l'éclairagiste qu'il y avait eu un petit pépin côté lumière (une lampe grillée qui a éliminé l'utilisation de toute la rampe cour).

Chapeau les gars!




Franchement ce n'est pas ma tasse de bergamote même si ils étaient aux dires du sonorisateur extrêmement carrés et en place. C'est du bon heavy metal de base ni plus ni moins.
Je ne connaissais absolument pas mais il y a tellement de groupes que je ne connais pas…




J'allais les voir avec un gros a priori pour après avoir écouté "Excalibur" et "Ballads Of A Hangman".
Je m'attendais à du heavy armuré médiéval avec plein d'histoires de princes, de chevaliers et de combats contre le sarrasin le tout saupoudré de poudre de   Merlin-min-min, de coups de lances et de chevauchées héroïques. 
Que nenni. Point de serment autour de la table ronde le poing sur le cœur, pas plus de duels pour une reine en périls que de sanglier en broche.
Ils sont très professionnels, rien à redire, ces gars ont de la bouteille, on sent qu'ils sont capables de se dépêtrer de n'importe quelle salle, qu'ils savent donner même si le public est un peu menu.
Bref ce n'est absolument pas ce à quoi je m'attendais. J'ai aimé, ils déménagent, le chanteur a un charisme fou et pour des vieillards ils assurent carrément!





Là j'étais dans mon élément. Pourtant ils ne payaient pas de mine ces quatre gamins...
D'accord ils sont écossais et habitués au froid mais de là à arriver torse nu sur scène… Si encore ils avaient eu des carrures de bûcherons mais non, ils étaient gaulés comme des criquets. Mais dès qu'ils se sont mis à jouer… alors là… j'ai été totalement séduite.
C'est frais, énergique, original, du pirate metal à boire et à chanter à tue-tête.
Un brin de folklore scottish traîne là-dessus mais sans trop. Quatre pirates   qui vous embarquent sans ménagement dans leur trip de grand large, d'ouragan, de tempêtes, de chasse aux trésors  et de montres des abysses  qu'ils terrassent avec vigueur!

On ne s'attend vraiment pas à une telle voix écorchée par le sel des embruns en voyant arriver le chanteur claviériste mais on a vite fait de se retrouver au fin fond d'une taverne de marins une chope à la main.

Leur musique mériterait cependant qu'ils jouent le jeu jusqu'au bout en endossant sur scène les mêmes oripeaux que sur leurs photos d'album.

" Pirates à  tribord palsambleu !!!"


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Published by maynine - dans Mes concerts
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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 22:08
Si les manants du moyen age revenaient je suis sûre qu'ils adhéreraient à cette musique.
On est d'emblée plongé dans le monde de Merlin et des mages de tous bords. Une mélodie sereine et majestueuse annonciatrice d'une épopée fantastique.
Avant le règne de Arthur le royaume était sali par la haine, le meurtre, la trahison et la cupidité. Mais Merlin va sceller le destin de la Grande Bretagne en usant de sa force magique.
Déboulent alors seigneurs et chevaliers de la Table Ronde qui vont nous conter comment le jeune Arthur retire l'épée de la pierre et son ascension au trône d'Angleterre.
Comment cet homme sans vice, généreux et noble va devenir un grand et bon roi, sa mystérieuse Excalibur, don de Dieu (ou de Merlin), ceinte à la taille.
Tout y passe.
L'histoire du roi Uther et Lady Igerne, engendrant Arthur une nuit où un dragon de feu brillait dans un ciel rouge du sang d'une énième bataille.
Les amours malheureuses de Tristan et de la belle Iseult. Celles de Arthur et de la blonde Guenièvre. La rébellion des clans. Les batailles monstrueuses. Le récit fascinant des Templiers, probablement la plus puissante et mystérieuse organisation du Moyen Age. L'Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. La bataille de Bannockburn dans un déluge de feu et de sang. Le combat de Arthur et Mordred.
Perceval, Lancelot, Richard Cœur de Lion, gueux, brigands, pages et chevaliers, tout le monde est là.
Ce ne sont que marches altières et fantastiques, combats héroïques et impitoyables. Le tout dans une avalanche de notes exécutées à bride abattue.
Nous sommes dans la lignée d'un heavy metal puissant et convaincu au service d'une histoire d'hommes valeureux et intrépides.

Si vous aimez les histoires homériques et fantastiques, revêtez baudriers et hauts-de-chausses et foncez !
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 21:27

J'adore l'atmosphère de cet album. C'est un grand voyage en train.
Il y a tout.
Le bruit des roues sur les rails.
Les bruits de passage quand le train ralenti.
Des femmes qui chantent au loin, peut-être dans un champ de coton ou au bord d'un lavoir...
Le crissement des crickets sous un ciel constellé d'étoiles.

La moiteur de la nuit mêlée à l'odeur des wagons trop bondés est palpable.

Le coassement léger des rainettes dans les fossés bordant la ligne lors d'une halte.
On imagine très bien la mélopée plaintive d'un hobo pourchassé par les contrôleurs. Les bêlements des moutons chargés dans les wagons à bestiaux.
Le son des cloches des passages à niveau qui se rapprochent et s'éloignent. Le klaxon de la locomotive qui se perd dans le brouillard et celui des voitures attendant devant les passages à niveau...
Et le "tata ta toum... tata ta toumm... tata ta toum..." des traverses sous le wagon-lit qui accompagne le voyage sur une sompteuse mélodie jouée à la pedalsteel...

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 14:20
Vous avez le choix.
Endosser un kilt et un plaid écossais, vous armer d'une dague et bouter l'anglais hors des collines d'Écosse la rage au cœur et le front nimbé de vengeance ancestrale.
 Le rythme endiablé de certains titres et les accents guerriers de ces drôles d'argentins s'y prêtent parfaitement.
Ou vous envelopper d'un bon vieux pull de cachemire, chausser des bottes et vous élancer au triple galop des landes embrumées du Lochness jusqu'aux rivages de Araan, savourant l'odeur des bruyères sauvages.
Fi de la "cup of tea with a cloud of milk please" !
Que vous ayez l'âme belliqueuse ou romantique c'est une chope de Guiness noire et crémeuse au poing que vous écouterez cet album à la fois festif comme du Tuatha De Danann et puissant comme l'épée de Braveheart.

Je suis totalement séduite.
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 15:33
Chut... Ecoutez… Il va se produire un événement hors normes.

Ecoutez… Une alarme résonne au loin… Des chœurs, somptueux, comme annonçant la fin ou la naissance d'un monde.
Des voix qui donnent des frissons, qui mettent tous les sens en alerte. Magnifiques…
On est à mi chemin d'une histoire de chevaliers à la Rhapsody et d'un opéra fantastique à la Nikolo Kotzev mais dans un "Moyen Age du futur". Une sorte de roman de sciences fiction à la Malevile. Le tout dans la plus pure tradition Rock.
C'est plein de rebondissements, d'effets de scène, de coups de théâtre. On imagine fort bien des décors qui furent un jour somptueux, des couloirs sombres et voûtés au fin fond d'un château en ruine. Une lande ravagée par la bise ou une apocalypse nucléaire.

Une mélodie triste, lyrique, passionnée, nous enveloppe d'une bourrasque troublante et grave.

Très mélodique, atmosphérique, tout est en place pour inciter au voyage et à l'inquiétude.
Voyage au travers du temps et du monde avec des passages aux sonorités puissantes, intenses, parfois orientales, parfois hispanisantes, toujours inspirées, épiques ou symphoniques, ouvragées comme un fronton de cathédrale gothique ravagé par un ouragan atomique.
Vestiges d'un autrefois.
Nous naviguons vers le pays perdu des souvenirs.
Souvenirs de beautés disparues où ombres et lumières s'entrelacent, mélange de chagrins et d'espoirs.

Il y a sous ce ciel noir des airs de l'adagio du concerto de Aranjuez de Joaquín Rodrigo mêlés au souffle d'une complainte napolitaine et à l'âme tzigane.
L'orchestration est unique. Une guitare face à un orchestre philharmonique, sans être jamais ni couverte ni trop en avant. Une juste mesure où tous les pupitres éclatent avec sensibilité et véhémence, marque indéniable de la personnalité profondément humaine, puissante et émouvante de Uli Jon Roth.

On endosse cette musique comme on s'enveloppe d'une pèlerine de voyage, avec volupté et impatience, l'esprit ouvert à la découverte d'un autre monde dès les premiers accords.

Vous l'aviez oublié mais vous avez des ailes, cachées, prêtes à l'envol, alors laissez vous porter et envolez vous.
Et à la fin du dernier morceau, lorsque les notes se brisent, abruptes, inattendues, vous serez soit aspirés par le silence des cieux, soit rejetés violemment au sol.
Mais dans tous les cas vous allez vivre un merveilleux voyage.
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 15:42

  

 

Ce que j'aime dans la musique c'est tout ce qu'il y a à côté.

Vous savez, comme pour un livre. On lit des mots imprimés sur une feuille mais ils sont bien plus que de simples caractères mis bout à bout. Ils évoquent des images, des sons, des odeurs, Ils ont ce pouvoir magique en traversant notre regard et notre cerveau de nous faire frissonner d'émotion, de peur, de plaisir, et même de froid. Qui n'a pas serré son col en lisant "Croc Blanc"…

Il en est de même pour les notes, qui ne sont en fait rien de plus que l'alphabet des musiciens.

Comme pour un livre j'aime les marginalias que j'écris sur le blanc des pages, à côté du texte. Toutes ces émotions, ces références annotées spontanément, cette traque pour débusquer une ressemblance, une image, la couleur d'une note, le parfum d'une gamme. Apostilles encore plus importantes que le récit ou la musique elle-même puisque ce sont elles qui me font voyager.

Through The Painful Lanes est une véritable invitation à imaginer… Partir ailleurs, sous d'autres cieux, à une autre époque.

Au petit jour dans la brume. Des mâtines. Un chœur de femmes au loin… Un voile de brouillard bleuté plane sur la lande. Il fait frais.

 Soudain… Une cavalcade et voilà que déboulent des cavaliers en furie. Déchirant le calme de ce tableau matutinal  Un véritable tourbillon d'énergie. Une nuée flamboyante submerge tout.

Que veulent ces chevaliers caparaçonnés? Pour un peu on époussetterait son revers tant ces cavaliers sont passés près.

 Les donzelles fuient comme une volée de moineaux attaqués par un épervier. Froufroutements soyeux et affolés mêlés aux claquements impétueux des cravaches des paladins va-t-en guerre.

Des éclairs jaunes sillonnent la campagne, vigoureux, bruyants, un homme stimule la troupe d'un chant volontaire et convaincu.

Un troubadour énamouré suit l'épopée. Qui est-il ? Pour qui chante t'il ? Quelle est donc l'histoire qui fait s'entrecroiser ces gens…

Ce piano qui égrène ses notes, où va-t-il ? Qui en escalade les portées? Petits pas précieux et majestueux. Où nous emmène-t'il ? Contre qui cette batterie tonitruante se déchaîne-t'elle?

Qu'importe après tout. Je m'engouffre dans l'histoire avec eux, sans même en comprendre le texte. Seuls comptent l'émoi, le souffle, la passion.

 Il est étonnant cet album, je serais bien incapable de le ranger dans un style de metal.



Vous prenez une petite pincée de Symphony X, un peu de Manowar, un peu de power metal, vous ajoutez beaucoup d'émotion, de la douleur même, de l'enthousiasme, de la fraîcheur et vous obtenez un grand moment de sensibilité et de modernité.

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 23:15

Pour enfin comprendre pourquoi vos parents rigolent doucement quand vous leur faites écouter vos musiques de sauvages en jurant mordicus que vous, vous avez le pep', ( comme ce mot est désuet et charmant ). Que rien avant tout ce que vous écoutez à fond dans vos ipod ne vaut la  moindre entorse des cervicales. Qu'ils sont "has been", largués, bons à écouter l'intégrale de Béart ou de  Vartan, mûrs pour l'hospice de la SACEM... Ecoutez donc "Look What The Cat Dragged In"de POISON à fond au casque.
Trouvez moi donc des morceaux qui balancent autant que "Cry Tough" ou "Blame It On You", qui vous soulèvent de votre canapé de façon aussi irrépressible pour vous envoyer valdinguer sur la table du salon en vous secouant comme un pantin désarticulé atteint de la danse de Saint Guy.
Cherchez donc dans tous vos album qui sentent le soufre ou la morosité des musiques aussi carrées, langoureuses, véritables pièges à drague du samedi soir que "I Won't Forget You".
Allez-y, fouillez partout, je vous défie de trouver plus rock'n'roll que "Let Me Go To The Show"!
Même percluse de rhumatismes "I Want Action Tonight"!

" - Aller petit, viens donc tourner un rock avec moi on verra si mes vestiges des années 80 tiennent encore le coup face aux guiboles du nouveau millénaire. "Don't Mess Around with Jim" rulezzzzzz !!!!!"

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 17:56
Les metalleux m'épateront toujours!

"Secret Voyage" est un petit bijou. Une de ces surprises qui vous chavire le cœur à la première écoute.

Un voyage qui commence par un hymne royal, somptueux et grandiloquent.
Imaginez une grande salle voûtée, solennelle, bordée d'orgues et de chœurs grégoriens où somnole un roi, taciturne, légèrement désœuvré sous l'œil sévère de ses courtisans poussiéreux, ("God Save The Reg").
Dieu quel ennui…
Mais soudain, au détour d'un couloir un tambourin se fait entendre et arrive, en dansant, une Esméralda vêtue de rouge, flamboyante, virevoltante, flammerole passionnée nous entraînant dans le tourbillon étourdissant de sa voix de cristal, ("Locked Within The Crystal Ball").
Elle aussi a sa cour.
Trouvères, bardes et troubadours, qui vont investir ce morne lieu de leur ronde éclatante et ensoleillée.
Un gueux-chevalier en quête d'amour, magnifique, accompagne la troupe, chevauchant sa guitare et réglant la danse.
Cornemuses, flûtes et cromornes envahissent alors le castel.
Les fâcheux engourdis dans leurs velours poudreux et démodés tentent bien de protester mais le roi les arrête d'un signe impérieux quand la sauvageonne s'installe, sans façon, sur l'accoudoir vieil or de son pauvre trône d'ennui pour conter des aventures merveilleuses…
De langoureuses rêveries pleines de tendresse et de fraîcheur vont succéder à de folles sarabandes tziganes aux violons de feu.
Nous ne sommes plus dans un lugubre et sombre palais mais sur les routes poussiéreuses et éclatantes des gens du voyage.
Soirée magique qui va nous promener des rives de la Volga ("Toast Tomorrow") aux patios ensoleillés de la méditerranée (Gilded Cage). Nous glissons en gondole à Venise aux notes d'une mandoline amoureuse d'une étoile blanche minaudant derrière un loup de satin blanc ("Princes Waldecks Galliard" ).
Nous chevauchons l'arc en ciel d'une ritournelle toute simple et romantique, ("Rainbow Eyes"). Quel homme fut-il monarque ne s'envolerait pas sur les battements de cils d'une bohémienne?
Conte oriental, éternel et intemporel qui nous dévoile les secrets des sérails refuges de femmes au charme envoûtant et affriolant ("The Circle". "Peasants Promise").
Cette "Sister Gipsy" n'a de cesse que nous séduire et quelle ritournelle plus plaisante que "Plaisir d'amour" saurait être une meilleure arme? ("Can't Help Falling In Love") quelle ballade serait-elle plus propice aux rêves et aux épanchements amoureux que cette mélodie balayant d'une brume légère les landes couvertes de bruyères? ("Far Far Away").

Chaussez vos bottes, enfoncez vos chapeaux à plumes, fermez les yeux et embarquez sur ce beau bateau de rêve médiéval.


A écouter du bout des yeux tant il est précieux et féerique...
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 21:32
Il y a des musiques qui vous plongent d'emblée dans un monde parallèle…

Là il s'agit d'une grosse production. Vous êtes directement immergés dans un film en cinémascope, technicolor, dolby suround et tout et tout.

Une bataille effroyable se prépare. Des tambours martèlent la cadence. Les glaives scintillent sous un soleil de plomb. Les chœurs guerriers s'époumonent soutenant les exhortations d'un monstre éveilleur de tumulte, infatigable conducteur d'armées qui se plaît aux vociférations, aux boucheries et aux combats.

Le suspens monte du fond d'un galion colossal bardé de lances avec la clameur des combattants dans un fracas cataclysmique. Les corps luisent de sueur. Les yeux sont injectés de sang. Les carotides s'affolent sur des cous de taureaux prêts à l'attaque. Un glas, lugubre, annonce l'agonie imminente de tous ceux qui se mettront en travers du chemin du dieu Chacal.

Et la tempête effroyable commence…

Tout est une succession d'éclairs rouge et or sur un fond vert très sombre et profond. Aucun instant de répit. C'est une véritable explosion d'un bout à l'autre, un orage qui n'en fini pas, une de ces tornades sèches, attendue durant de longues heures angoissantes, qui vous terrasse et vous anéantit.

Plutôt qu'une communion j'y vois plutôt une excommunication, une révolte, la manducation féroce et sauvage de gorgones avides de Sangreal et de chairs dilacérées par les armes.
Il y a dans cette sinistre épopée une violence inouïe, grandiose et écrasante, un sens du théâtrale et de la mise en scène qui tient en haleine d'un bout à l'autre.

D'habitude je n'aime pas trop les voix death mais là c'est la seule qui convient parfaitement. La mise en place des titres est magistrale, la montée en puissance est impressionnante.
Je regrette juste la fin que je trouve un peu abrupte et que j'aurais préférée plus brillante et un fil conducteur un peu difficile à suivre, 
Anubis ( dieu de l'embaumement à tête de chacal ) étant égyptien, Narcissus romain ( un des plus célèbres affranchis impériaux ), Babel's Gate historiquement situé en Irak, Persépolis en Iran, le Sangréal ( sang royal ) ferait référence au Graal Messianique et le groupe est grec !!!
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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 23:55
Bon aller ! Je ressors ma jupe à fleurs et mon bandanas pour l'occasion.
Et je me projette 35 ans en arrière. Une vrai machine à remonter le temps cette musique!
Ça c'est du Rock'n'Roll !
Ça sent le cuir, l'essence deux temps, le pachouli et le jardin de Marie-Jeanne à plein nez. C'est gai, planant, énergique, déjanté comme une Harley après un burn. Limite Pop mais en moins timoré. La vie à 100km/h, insouciante, dangereuse et sans avenir.
Direct, brut de décoffrage, sans fioriture, aussi léger qu'un soudard dans un vieux bar de marins. Ça sent la sueur et les filles faciles, les nuits de débauche et les matins où on n'arrive pas à noyer sous la douche ce satané pivert qui martèle le crâne par derrière.

Drôle de Docteur que ce Feelgood...   M'étonnerait qu'il soit recommandé par la Faculté mais comme son nom l'indique, qu'est-ce que ça fait du bien !
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Présentation

  • : MuSiQuEs Au BoUt D'uN PiNcEaU.
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  • : Parfois en fermant les yeux on entend des couleurs...
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Peintanotes.

 

Quand la musique devient couleurs...

Si lorsque vous jouez sur un piano chaque note évoque pour vous une couleur.
Si chaque son s’affiche en vert, rouge ou légèrement bleuté de façon irrépressible et incontrôlable.

Si la musique vous prend par le bout des cils jusqu’à vous promener sur un arc en ciel en secouant des poussières d'étoiles.

Alors nous partageons le même trésor.

D’aucuns diront que nous sommes fous ou pour le moins illuminés mais vous et moi savons que ce « don » est magique. 

Recherche

Musichromie.

Un jour je me suis rendu compte que j'entendais en couleur.
Il parait que ça s'appelle la synesthésie.  

En Salles.