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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 21:10


Je parie que si on collait les pieds de ces gars sur les planches on aurait encore l'impression qu'ils sautent partout. Ils sont tellement embarrassés par les instruments des groupes suivants qu'on les croirait dans un magasin de musique. D'accord ça a de la gueule, ça brille de partout mais c'est vraiment du sport.

Mais coincés comme pas permis ils arrivent tout de même à mettre le feu.

Ils sont complices, carrés, dynamiques, souriants (du sourire des carnassiers) et surtout wild rock'n'roll!
(Petite aparté, je tiens assez au terme "Wild" car les Boneshaker ce n'est pas à proprement parler du rock'n'roll, tant par la structure plus "punk-metal-hard-rock-garage" que par l'attitude scénique).

Nous avons droit à une avant première du prochain album, ça promet…
Mais savourons celui-ci, sa qualité le mérite grandement! 

Bien sûr j'aurais aimé entendre tout l'album mais ça poussait derrière et croyez moi, réussir à donner une image d'une telle qualité en si peu de temps et dans de telles conditions, relève d'une véritable performance, d'autant que si le son était parfait nous avons appris après par l'éclairagiste qu'il y avait eu un petit pépin côté lumière (une lampe grillée qui a éliminé l'utilisation de toute la rampe cour).

Chapeau les gars!




Franchement ce n'est pas ma tasse de bergamote même si ils étaient aux dires du sonorisateur extrêmement carrés et en place. C'est du bon heavy metal de base ni plus ni moins.
Je ne connaissais absolument pas mais il y a tellement de groupes que je ne connais pas…




J'allais les voir avec un gros a priori pour après avoir écouté "Excalibur" et "Ballads Of A Hangman".
Je m'attendais à du heavy armuré médiéval avec plein d'histoires de princes, de chevaliers et de combats contre le sarrasin le tout saupoudré de poudre de   Merlin-min-min, de coups de lances et de chevauchées héroïques. 
Que nenni. Point de serment autour de la table ronde le poing sur le cœur, pas plus de duels pour une reine en périls que de sanglier en broche.
Ils sont très professionnels, rien à redire, ces gars ont de la bouteille, on sent qu'ils sont capables de se dépêtrer de n'importe quelle salle, qu'ils savent donner même si le public est un peu menu.
Bref ce n'est absolument pas ce à quoi je m'attendais. J'ai aimé, ils déménagent, le chanteur a un charisme fou et pour des vieillards ils assurent carrément!





Là j'étais dans mon élément. Pourtant ils ne payaient pas de mine ces quatre gamins...
D'accord ils sont écossais et habitués au froid mais de là à arriver torse nu sur scène… Si encore ils avaient eu des carrures de bûcherons mais non, ils étaient gaulés comme des criquets. Mais dès qu'ils se sont mis à jouer… alors là… j'ai été totalement séduite.
C'est frais, énergique, original, du pirate metal à boire et à chanter à tue-tête.
Un brin de folklore scottish traîne là-dessus mais sans trop. Quatre pirates   qui vous embarquent sans ménagement dans leur trip de grand large, d'ouragan, de tempêtes, de chasse aux trésors  et de montres des abysses  qu'ils terrassent avec vigueur!

On ne s'attend vraiment pas à une telle voix écorchée par le sel des embruns en voyant arriver le chanteur claviériste mais on a vite fait de se retrouver au fin fond d'une taverne de marins une chope à la main.

Leur musique mériterait cependant qu'ils jouent le jeu jusqu'au bout en endossant sur scène les mêmes oripeaux que sur leurs photos d'album.

" Pirates à  tribord palsambleu !!!"


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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 14:40

TRASHED.

Un groupe de thrash sympa, très jeune. Plop ! Plop ! Deux bouchons d’oreille et on y va. Ce n’est pas à franchement parler ma tasse de bergamote mais ils se débrouillent fort bien.


AESTHESIA.


La découverte ! Vous entendrez parler de ce groupe croyez moi. Ils sont pro jusqu’au bout des clés de guitare, dynamiques, inventifs, talentueux, énergiques, bref ils ont tout ce qu’il faut pour se tailler une belle place dans ce style.

Une véritable fusion sur scène, un plaisir évident à être là. Chacun tient son poste avec maîtrise. Un batteur solide comme un rock, deux  guitaristes aux personnalités totalement opposées, Buster Kitton à ma droite ( au visage absolument figé mais étourdissant de rapidité) et un grand gaillard complètement déjanté à ma gauche (courant d’un bout à l’autre de la scène dévorant la musique à dents de carnassier viking).

 Une mention toute particulière pour le bassiste, véritable tourbillon au sourire et au regard  pétillant  et au chanteur aussi talentueux sur scène qu’a tenir le crayon pour réaliser le clip promo. Il y a des gens comme ça qui ont l’art dans la peau.

Vraiment chapeau bas messieurs.

 

Et enfin BONESHAKER !!!


C’est du Rock ! C’est du Roll ! C’est du Rock' N Roll ! Du vrai. Du bon. Du vrai bon.

J’ai adoré. Tout.

Ils sont complètement fous. Une "WILD " bande palois de potes qui aiment le Rock’N’Roll.

 Dites vous bien que ce que vous avez entendu sur leur album n’est rien à côté de ce qu’ils offrent sur scène.

Et quand je dis « offrir » c’est bien le mot. Ils sont généreux, gais, complices et respectueux du public.

N'hésitez pas à visiter leur site.

link

 

 

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 17:11













PAIN

C’est sympathique, énergique, carré, mais je n’adhère pas particulièrement. 
Vous connaissez les fresques représentant l'au delà dans les cathédrales?
Et bien cette musique est pareil.
Terrible, inquiétante, lugubre, noire et feu comme l'enfer.
La mort dans ce qu'elle a de plus attirant et repoussant à la fois.
Violente, abrupte, mystérieuse, fascinante.
Il s'en dégage une force inouie, magnifiquement terrifiante. Puissante et funèbre comme une tornade noire, techniquement pointu comme les fourches de Satan.
Un monument  massif comme du roman, acéré comme du gothique flamboyant.
  Ça me fait terriblement peur. Mélange de glace et de feu.

Une belle entrée en matière qui prépare bien à ce que tout le monde attend visiblement avec impatience…






NIGHTWISH ! ! !

Je ne connaissais pas plus que ça et c’est un tord. Je n’ai pour excuse que d’avoir encore trop de musiques à découvrir et seulement 24h dans chaque journée.

Ils sont magnifiques.

J'ai vu ce concert de loin, tout en haut, même si cela est frustrant de ne pas voir les musiciens de près c'est très certainement ce qui m’a permis de ressentir une foule comme rarement je l’avais fait.
Je n’avais aucun a priori ne connaissant pas le NIGHTWISH pré-Anette. Aucune comparaison possible et c’est tant mieux.
Ça a tout simplement été un grand moment.

Imaginez un tout petit bout de bonne femme vêtue d’une jupette noire, d’un collant rouge et de bottes noires.
Une Peter Pan féminine.
Cette fille dégage une énergie, une espièglerie, une force et une vivacité incroyable.
Un lutin doublé d’une rockeuse qui mène son public par le bout du nez. Qui court d’un bout à l’autre de la scène, sautille, headbang, danse, apostrophe le public, sans perdre une seconde la maîtrise de sa voix.
Tarja assurait plus dans les aigus, dans le souffle, dans la prestance?… Foutaise !
Anette est subtile, charmante, séduisante, dynamique, enjouée, drôle, talentueuse, magnifique.
J'aurais bien aimé connaitre le NIGHTWISH "Tarjien". Là je ne peux pas me rendre compte.
En tout cas ça doit être sacrement difficile de subir cette pression pour une artiste.
Toujours est-il que Anette a une personnalité, un charisme, c'est indéniable.
Ses acolytes semblent tout à fait à l'aise avec elle. Après, savoir si le groupe y survivra juste le temps de laisser passer la curiosité des comparaisons je n'en sais rien mais ça serait dommage. Ils me plaisent bien comme ça.
Je les trouve "modernes".
Anette a du cran.
Il y a une complicité évidente entre le groupe et elle. Une complémentarité, une fraîcheur dans les échanges, les jeux de scène, un bonheur à être ensemble, totalement palpables.
Et le public ne s’y trompe pas.
J’ai vu des foules ferventes, de cette ferveur un peu dérangeante proche de l’hystérie, excitées, soumises béatement.
Là, le public était émotionnellement présent, admiratif et fusionnel.
Ce véritable océan humain vibrait avec le groupe en de longues vagues de bras levés parsemées d’une multitude d’étincelles d’appareils photos et de briquets levés comme autant de feu follets répondant au feu d’artifice de la fée mutine sur scène.
Il y avait quelque chose d’exceptionnel, d’intemporel et de magique dans cette communion qui donnait des frissons partout.
Mais n’allez surtout pas croire que ce concert était guimauve !
Il était d’une énergie folle, théâtrale, mêlant le hard, le rock, le folk, le symphonique en un tourbillon étourdissant de punch. Des effets pyrotechniques diffusés à propos, de grandes flammes, des feux de Bengale, des projections de neige carbonique, et une apothéose de papillons jaunes s’envolant des cintres pour le final.

La playlist ? Euh… Je n’en sais fichtrement rien et à vrai dire ce n’est pas important.

C’était avant tout un très bon concert et une bien belle soirée.
Je suis totalement acquise, conquise, charmée.
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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 00:08

 

 


 

 

 

 



Mon premier concert de Symphony X. Dans une salle épouvantablement mal sonorisée où on mourait de chaud, mais certainement un de mes plus beaux moments de concert.
Je les découvre. Magnifiques, enthousiastes, inspirés, talentueux et je les aime d'emblée.
Mon voyage métallique commence avec eux.

 

  • Evolution
  • Communion and the Oracle
  • King Of Terrors
  • Out Of The Ashes
  • The Accolade I
  • The Accolade II
  • Smoke and Mirrors
  • Sea Of Lies
  • Of Sins And Shadows
  • -----------------------------------

          The Odyssey 

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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 15:10















RIVERSIDE
Je suis très heureusement surprise. Ils dépotent nettement plus en live que sur leurs albums.
Superbe présence sur scène. Le chanteur assure grave à la basse, le batteur a quelques heures de vol au compteur mais ça le fait vraiment. Tous sont visiblement à l'aise et heureux d'être là.

DREAM THEATER

Une émotion jamais ressentie. Un concert magique. J'ai plané pendant deux heures. Des frissons partout.
Ce concert fêtait les 20 ans d'ouverture de La Coopérative qui était aussi la salle de leur premier concert en Europe.

La set list magique:

-Overture 1928 (SFAM)
-Strange déja vu (SFAM)
-Constant motion (SC)
-Forsaken (SC)
-Pull Me Under (I&W)
-Another Day (I&W)
-Take The Time (I&W)
-Surrounded (I&W) avec Sugar mice de Marillion et Mother de Pink Floyd intégrées pour un final génial
-Metropolis - Part I"The Miracle And The Sleeper" (I&W)
-Under A Glass Moon (I&W)
-Wait For Sleep (I&W)
-Learning To Live (I&W)

Rappel:
-The spirit carries on (SFAM)
-As i am (TOT)

Mon premier Dream Theater. L'unique. Celui qu'on oublie jamais.


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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 15:07





















Annulé.


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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 14:35









Autoroute sortie 19 ! Tribord toute ! Je tourne en rond pendant demie heure dans la ville , normal ( vais ptet' prendre ma carte moi ) a y est j'y suis !
Il y a déjà trois malheureux chiens mouillés tout de noir vêtu qui attendent sous une pluie battante , salutations courtoises , je me réfugie dans ma voiture ( qui , vous le remarquerez , est astucieusement tournée pare brise vers le Havana Café ) et j'écoute encore une fois mes albums de ANGRA .
Progressivement une horde de jeunes gens chevelus arrive . Tiens y a des cons aussi chez les metalleux , en v'là un qui se gare sur une place réservée aux handicapés .
Aller cette fois ci ouverture des portes .

Le concert commence pile à l'heure avec  EDENBRIDGE .
C'est , dirons nous , " gentillet " , bonne prestation , aucune surprise par rapport à ce que j'ai entendu d'eux . La nuisette longue en mousseline blanche de la chanteuse sur une combinaison de gym en lycra n'est pas du meilleur goût mais bon , on s'en tape . Ils assurent fort honorablement leur place de " vedette anglaise " ( dans tous les sens du terme puisqu'ils sont à la fois anglais et que c'est le nom qu'on donnait jadis au groupe qui faisait le lever de torchon ).

En vedette américaine ( oui c'était le nom de l'artiste précédant la tête d'affiche ) , bon à part qu'ils sont danois: MANTICORA .
Là ça dépotte bien , je tente une incursion vers le bord de la scène , amusant , la température commence à monter . Cet espèce de grand viking tiend bien le public , grimpe un peu partout , se contorsionne et grimace à loisir . Pas de surprise non plus , mais c'est du solide . J'aime bien .

.... L'obscurité se fait ... Joli fond de scène ... Lumières de forêt équatoriale qui donnent en plein sur la batterie ... ( tiens faudrait que je lui demande de venir faire mes cuivres , c'est beau ) Les voilà !
ANGRA .
Tout y passe , " Carolina IV " ," Rebirth " , " Angel Cry " , le public marche à fond . Le chanteur a la sagesse de ne pas pousser sa voix comme en studio . De beaux instrumentaux . Tous les guitaristes aux percu. brésiliennes , sympa . Le batteur avec le masque de la frame , original . Pas de doute ces gars ont du metier . (sauf lorsqu'ils  oublient de débrancher les guitares quand ils enlèvent un jack mais bon ) . La chanteuse de EDENBRIDGE qui vient chanter en duo sympa aussi .
Trois rappels . Personne visiblement n'a envie de les laisser partir , d'autant plus qu'ils ont la courtoisie de parler un maximum en français .
Un dernier morceau : tribute aux plus grands du thrash "Pantera" et "Slayer"   
( Ah au fait , j'étais dans la régie son pour la prestation de Angra , le régisseur son du Havana Café n'est d'ailleurs pas très satisfait du résultat vu que cette salle est habituellement un boite de nuit .)
Voilà . Très bonne soirée . Je ne regrette pas mon escapade citadine .  
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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 17:45

 


 

 

 

 

«  Si tu trouves que c’est trop fort c’est que tu n’es pas un homme… »
 
Ouais ben justement les gars, je suis une femme et c’est trop fort.
 
Alors en résumé c’est un bon i³.

Insupportable, inaudible, inconsistant.
 

Mais je suis curieuse et je voulais tenter le truc. J’étais prévenue, ça allait booster.

Plop ! Plop ! Deux bouchons d’oreilles filtrant à 36 décibels et me voilà parée. 

J’avais déjà une idée après l’écoute de certains de leurs albums. Musicalement c’est assez peu original, mais bon, ça passe. Je me disais que la scène était peut-être plus leur domaine.

En fait ces gars compensent leur indigence musicale en balançant cinquante millions de décibels. 

Ce n’est pas bon. Ce n’est pas mauvais. C’est juste inconsistant.

Je connais dix groupes d’amateurs qui balancent plus que ça sans faire d’esbroufe. 

Les compositions sont faibles, sans originalité, pas du rock, pas du métal, non juste de la musique de magasin de moto pour vieux hardos.

Lemy a une voix de vieux roquet asthmatique, même pas puissante, limite juste, le charisme d’une moule, une présence scénique d’une pauvreté affligeante, je m’attendais à une bête de spectacle je n’ai vu qu’un vieux faux rocker mal fringué, fatigué et sans punch. Ce gars vient juste au turbin.

Son compère est un peu plus attachant, quelques bon soli, un peu plus de dynamisme, mais pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Aller, une pas mauvaise impression du batteur dont j’attendais l’exhibition sur « Sacrifice », il assure bien même si ça tombe un peu comme un cheveux sur la soupe mais il fallait bien que quelque chose m’accroche dans cette soirée et la batterie étant mon instrument de prédilection (qui a dit que Portnoy est un rigolo au fait ?) 

Le show par lui-même… Et bien avec des moyens pareils on pouvait prétendre à mieux. Un jeu de lumières blanc/bleu/rouge en boucle sans aucune originalité, quant au mur de Marshal derrière les musiciens c’est du grand n’importe quoi. 

Dans les concerts je me place toujours devant la table de mixage, j’y ai donc le son le plus fiable et j’y suis à l’abri des bousculades. Cette fois ci un gentil gorille à la carrure impressionnante, mais plus petit que moi (ouf) me faisait barrage avec la foule.  

Public impressionnant d’ailleurs, le Zénith était plein à craquer. Ça allait du jeune métalleux venu pour se défoncer le crâne aux décibels au vieux motard qui ne se défonce plus à rien vu qu’il est déjà sourd comme un pot d’échappement.

 Quelques très beaux tatouages, des pogos gentillets dans la fosse, une ou deux godasses qui volent, des effluves de bière et de chichon mais pas plus que d’habitude.

Ah si ! J’ai découvert une nouvelle utilisation des téléphones portables. Ne vous évertuez pas à crier dans l’oreille de votre compagnon. Pianotez votre question sur le clavier c’est le dernier outils de communication du hardos en concert.

A un moment j’ai observé le travail des sonorisateurs. L’un deux portant un casque. Je vous flanque mon billet qu’il écoutait « Systematic Chaos » histoire de se faire des vacances. 

J’aime bien ce genre de soirée. J’y viens un peu comme une ethnologue. Je me mets dans ma coquille et j’observe à défaut d’avoir du plaisir à écouter le concert. 

Je suis venue. J’ai vu. J’ai vaincu

 

 

Bon vous imaginez bien que j’ai compris que si MOTÖRHEAD rempli les salles depuis tout ce temps c’est qu’il y a des raisons.

Reste à savoir quelles sont ces raisons et quelles sont mes raison de ne pas aimer ce genre de spectacle.

 

Je vais reprendre un peu plus en détail.

  * L’attitude scénique de Lemmy.


Ce gars est âgé. Il est statique sur scène. Campé sur ses deux pieds, il exécute sa musique, sans fioriture, son corps ne joue pas. Dans le genre momie il est super réussi même si les doigts ne tricotent pas trop mal (bien que ce ne soit pas à proprement parler un bon musicien). Il ne vit pas sa musique. Je ne l’ai pas vu à 20 ans mais j’imagine qu’il devait tout de même plus remuer quand il était plus jeune.
Quand je lis que c’est « classe » d’arriver sur scène le clope aux lèvres ça me fait doucement rigoler.
La cigarette vient juste d’être allumée en coulisse et il la jette au bout de trois bouffées, mais ça fait parti du « show »…
Quant à son image d’alcoolo c’est complètement photographié, c’est du vent. Vous tous ici savez très bien qu’il est quasiment impossible de jouer bourré en groupe. Le spectacle est trop carré et trop bien rodé pour que ce soit crédible une minute. Si vous saviez le nombre de bouteilles de whisky que j’ai rempli d’ice tea en coulisse…
Mais bon, c’est son image, il la préserve, c’est du flan mais c’est l’image que le public a envie de voir. On va dire que c’est un bon commerçant.
Ses fringues. Rien de bien original non plus, quant à ses cheveux, gras de la même façon d’un bout de l’année à l’autre soit il a d’énormes problèmes hormonaux, soit il a un très bon gel.
Pour ce qui est de son charisme à l’exception d’une vanne en français tout se passe du côté de l’autre guitariste. Je maîtrise très peu l’anglais mais à part quelques « fuck bidule », « fuck truc », « that’s rock’n’roll » etc.… Rien.
Comme je l’ai déjà dit, ce gars est au boulot.

* La qualité musicale.

Dans ce style c’est assez quelconque. C’est du bon hard rock bien couillu certes, mais je n’ai rien entendu d’innovant. Je ne dis pas que ça ne l’a pas été à leurs débuts, c’était tout à fait dans la mouvance révolte des années 60/70.

Eclater les structures, se laisser aller à des pulsions violentes, improviser (ou du moins le faire croire), bousculer le bourgeois, se démarquer des vagues hippie et yéyé,  aller à l’encontre des compositions bien léchées des Beatles et autres rockers cravatés, permanentés et parés comme des perroquets chatoyants du moment était franchement audacieux.

Être les voyous, les mauvais garçons du style.

C’était franchement réussi pour l’époque mais depuis on a vu pire/mieux dans l’audace musicale.

A moins que les textes ne soient particulièrement signifiants, j’avoue ne pas avoir pris la peine de les traduire, mais j’en doute.

D’accord le public qui vient le voir ne s’attend pas à l’entendre chanter des vers de douze pieds, pas besoin d’être Ronsard ou Baudelaire ni même Brassens pour galvaniser les foules.

Pour ce qui est de sa voix, c’est un genre. Chanter rauque, par choix ou parce qu’on a tout simplement cette voix là peut plaire. Cela peut même apporter de la consistance aux textes et à la musique. C’est une personnalité musicale. Je ne m’attendais pas à écouter Pavarotti mais ça pourrait au moins ne pas déraper les trois quart du temps.

A mon goût c’est de la musique de vieux motards nostalgiques perclus de rhumatismes.
Pour moi, Le King était novateur, Bill Haley et les Comets, Gene Vincent, Vince Taylor étaient novateurs. Je ne reconnais à  Motörhead que d’avoir innové dans la distorsion. 

* Les lumières.

Quand j’ai vu la débauche de spots, je me suis dit ça va donner… Et bien non, là encore, aucune originalité. Je ne vais pas dire que c’est statique, il ne faut pas pousser non plus, mais hormis quelques incursions dans le public aux moments forts et à un seul et unique effet vert pendant le solo de batterie, ça passait en boucle sur trois couleurs, pas particulièrement en rythme d’ailleurs. Vu l’infrastructure du Zénith on pouvait s’attendre à mieux.

A noter qu’il n’y a aucun effet pyrotechniques. Je me demande si Lemmy n’est pas allergique à la fumée. 

* Le public.

Puisqu’il est là me direz-vous c’est qu’il aime.J’imagine qu’il y a peu de gens néophytes comme moi qui viennent à l’aventure uniquement pour se faire une idée.
Venir se défoncer au gros son ne me surprend pas, c’est exactement ce que je fais depuis 15 ans pour ne plus avoir mal à l’âme, ça vaut toutes les cigarettes rigolotes des jardins de Marie Jeanne. Mais là ça nuit à la musique. On ne plane plus, on est pulvérisé.
Tout est saturé, déformé, inaudible, douloureux.
Je ne me suis pas postée à la sortie pour observer les gens qui sortaient mais je parierais bien qu’ils devaient tituber. C’est un choix, je comprends, mais ce n’est pas ma came.


  * Les autres musiciens.

Le batteur rien à dire, il assure, même si je le mets en boite en le comparant à Portnoy. Rien à voir, ce sont deux styles, deux façons de jouer différentes. Les batteurs me fascinent donc je ne peux pas trop juger.

Pour ce qui est du guitariste lead c’est franchement lui qui fait le show. Il bouge bien, communique avec le public, amène le chef en avant tout en assurant bien son rôle. Un bon musicien. Vraiment.


  * Le son.

Voilà le gros du problème. Jouer trop fort n’a jamais été un gage de qualité.
C’est certainement un parti pris pour « hypnotiser », saouler le public, sur ce plan c’est parfaitement réussi, mais en aucun cas ça ne met en valeur les compositions.
Pour preuve : est-ce que vous-même écoutez MOTÖRHEAD le volume à fond sur vos platines ?
Un mur de Marshal en fond de scène c’est franchement ridicule. Ces musiciens jouent « aux retours » comme tous les musiciens.
Je peux vous assurer qu’il est physiologiquement impossible de supporter pendant toute une vie de spectacle le son infligé à la salle. Personne ne peut résister aux décibels d’un réacteur d’avion au décollage derrière soi pendant deux heures.
Les sondiers portent un casque, pas fous les gars. Le batteur aussi.
Le son balancé en salle était celui de la colonne d’enceintes de chaque côté de la scène.
Je ne dis pas que les enceintes sur le plateau sont factices mais je suis persuadée que ce ne sont pas elles  qu’on entend dans la fosse.
Un son trop fort tue la musique. A ce niveau là ça devient juste du bruit.


Set List Skew Sisikin

Shake Me
B4
Shoot Out Your Lights
Ridin`With The Devil
Jesus Of Cool
Living On The Redline
We`re An Institution
Hit You Harder
If The Walls Could Talk


Set list Motörhead

Snaggletooth
Stay Clean
Be My Baby
Killers
Metropolis
Over The Top
One Night Stand
I Got Mine
Tradegy
Sword of Glory
Chase Is Better Than The Catch
Rosalee
Sacrifice (+ solo Mikkey)
Just Cos You Got The Power
Going To Brazil
Killed By Death (+ solo Phil)
Iron Fist
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Whorehouse Blues
The Ace Of Spades
Overkill
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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 17:44
















SYMPHONY X.

Bien entendu j’ai un très très gros a priori pour, mais une prestation qui débute avec un son mal calé, ça craint.
Heureusement ces gars là sont de vrais pro, quelques glissades côté retours et ils récupèrent magistralement.
Nous avons droit aux quatre premiers titres de « Paradise Lost », intro comprise. J’en ai des frissons du bout des cheveux à la pointe des orteils.

* Oculus Ex Inferni.
* Set The Word On Fire.
* Domination.
* The Serpent’s Kiss.

Puis le groupe nous gratifie de “The Odyssey”, 25 minutes de pure folie musicale, breaks, solos à tout va, que du bonheur. Un cadeau au public parisien qui selon Russel Allen est bien entendu le meilleur du monde. A dire vrai, le public en fosse était vraiment très chaleureux. Les masques SX levés dans la foule en font foi.

Russel Allen, le charisme fait homme, est très en voix, le changement que j’avais constaté sur l’album se confirme, il est de plus en plus à l’aise dans les aiguës et il navigue à présent très confortablement sur un mode un peu plus guttural, son jeu s’en trouve bien plus « métallique ». Je dirais que c’est plus « viril ».
Michael Pinnella est superbe et parait très à l’aise malgré un son un peu fouillis, Michael Romeo, magnifique comme à Montpellier en 2002, ce gars est ahurissant de virtuosité, Lepond « bassise » comme un rail d’argent, solide, rassurant, indispensable et Jason Rullo dynamise l’ensemble comme d’habitude.
Je regrette toutefois la brièveté du set ( 45 mn ) et les lumières parfaitement kitsch. Bondiou !! SX n’est pas mauve/rose/bleu cul-cul-gnan-gnan … Surtout Paradise Lost qui est d’un vert/bleu somptueux.
Bien sûr je ferme les yeux pour installer mes couleurs mais bon.

A quand un éclairagiste synesthète… ?

DREAM THEATER.

Un feu tricolore suspendu aux cintres sur lequel cavalent des fourmis trône au dessus du public.

Rouge. Orange. Vert !!
C’est parti pour un concert de folie !

Set list:
* In the presence of enemies 1 et 2
* Strange deja vu
* Blind faith
* Surrounded
* Constant motion
* Dark eternal night
* Rudess solo
* Lines in the sand
* I walk besides you
* Take the time
* Ministry of lost souls

Rappel :
Trial of tears, Finally free, Learning to live, In the name of god, Ocatvarium.
(Je me suis dirigée vers la sortie à ce moment pour éviter le flot humain mais même de loin c’était grandiose.)

Dream Theater c’est l’imaginaire, l’inspiration et la folie alliés à la virtuosité.

Le groupe était en grande forme. Tout était réuni pour donner un très bon concert.

Ces gars ont vraiment le sens du spectacle. Tout est millimétré ; le son, les images en projection en fond de scène, les ombres, les couleurs, les mouvements des joueurs, les caméras qui font des gros plans sur les instruments aux bons moments et permettent d’apprécier le jeu de chacun.


C’est vivant à l’extrême. On est sur scène avec eux.

Les fourmis qui se baladent un peu partout en ombres chinoises sont complètement surréalistes, j’ai adoré. Enfin des gars qui ne se prennent pas au sérieux. La mise en scène aligne les clins d’œil aux comics américains, tout est là pour souligner leur musique. Un très bon travail sur l’écran. C’est PARFAIT.


Bien sûr il y a eu quelques pains que les détracteurs s’empresseront de dénoncer mais, fi des grincheux, la prestation est trop belle pour s’attarder sur les aléas du « direct ».

Portnoy était sublime comme d’habitude, peut être un peu moins clownesque qu’à Clermont Ferrand mais quel batteur mes aïeux… quel batteur !

J’ai tout aimé. La monté en puissance des morceaux, le côté plus heavy qu’à mon premier concert, Labrie, campé sur les planches, magistral, Petrucci souriant en alignant des solo étourdissants comme si de rien était, une technicité et un feeling impressionnants, Rudess qui s’est visiblement bien amusé avec son nouveau jouet surtout pendant son petit duel avec Petrucci, Mjung égal à lui-même, grand seigneur de la basse dont je n’ai absolument pas ressenti encore une fois la distance et la froideur légendaires.

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 17:41
Déjà ça démarre à l’heure. Je ne reviendrai pas sur la sono du lieu, mais bon, cette fois-ci, vu que les groupes avaient leurs propres sono c’était correct. C’est comme ça, on sait à quoi on s’expose en allant dans cette salle.

Le premier groupe est déjà en place lorsque nous arrivons. Des jeunes locaux dont je n’ai malheureusement pas le nom. Pas du tout le style que j’aime, visiblement une de leurs toutes premières scènes, mais pas mal du tout. Ils y mettent leurs tripes et ça fait plaisir de les voir faire énormément d’efforts pour ne pas laisser transparaitre leur bonheur d’être là sur leurs visages.
(« on est des hardos, on est des méchants, mais bon le pied mec ! » )

Deuxième groupe : Society One
Alors là j’aurais franchement préféré ne pas me souvenir de leur nom . Du « death/thrash/nawak/morbido/j’ai piqué le rimmel de maman/speed/heavy/percing au bout des seins/tatouages/et tout et tout » . Du grand n’importe quoi. Dès le départ on sent que ça va virer provoc’ à deux balles. Manque juste que le chanteur se gargarise avec du sang et on aura la totale …
Le groupe type qui décrédibilise le métal. douteux ++
- S’il continue comme ça, il va finir à poil …
- Non … Tu crois ?
Ben ça n’a pas loupé ! Rien de plus ridicule qu’un mec (au demeurant hyper bien foutu, faut pas pousser tout de même ) qui baisse ostensiblement son ceinturon et qui finit bien évidemment par le baisser. Se dandiner sur scène en grimaçant et en éructant le pantalon en bas des chevilles ça fait super pro, si si … Navrant et pitoyable.
Si encore ça avait été bon musicalement, érotique ou même porno, non c’était juste exhibo de bas étage… Le jeune groupe d’amateurs assurait mieux qu’eux.

Troisième groupe. Superbe ! ORPHANED LAND.
La croisée de deux cultures. Tout ce que j’aime dans la musique. Du charisme, un plaisir délibéré de donner, des musiciens qui assurent, qui ont une vraie présence scénique. Ce chanteur est magnifique !
Tous sont complices et font participer le public. Un jeune claviériste au sourire resplendissant, visiblement heureux de jouer et d’être là.

Dernier groupe : PARADISE LOST
Je m’attendais à quelque chose de mythique. C’est beau, bien joué, le public est partant, toutes les conditions sont là pour avoir une belle prestation, mais voilà… ces mecs-là sont d’une froideur, d’un statisme à toute épreuve. Je suis ravie d’avoir vu le grand Nick Holmes, certes , mais franchement je m’attendais à plus de puissance.

En résumé je suis ravie d’avoir découvert ORPHANED LAND en live .
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Published by maynine - dans Mes concerts
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