Jeudi 30 avril 2009
Fairyland c'est la musique de l'enfance. Et oui…

Ecoutez bien. Qu'entendez-vous dans leur musique?
 Allez, soyez honnêtes...

Que vous soyez romantiques comme une midinette un soir de printemps. Vindicatif comme un trVe warrior de la mort qui tue dans votre veste à patches, bringuebalant toute une quincaillerie de bracelets à clous.
Que vous soyez doomie maquillé comme une voiture volée et percé comme une passoire à nouilles ou Goth falot, évanescent et phtisique comme la Dame aux camellias. Vous avez tous un point commun.
Il y a tout au fond de vous, bien caché derrière le "paraître", un gosse de huit ans qui n'a rien oublié de ses aventures imaginaires.
Doux rêveur effacé et craintif ou gamin hyperactif et turbulent, chacun a vécu ces aventures fabuleuses.
En équilibre sur un rebord de trottoir, dominant un précipice vertigineux où grognait un torrent faramineux, armé d'une épée en carton et coiffé d'un heaume de papier, vous pourfendiez victorieusement des monstres colossaux sous le regard énamouré d'une princesse aux joues maquillées de chocolat.
 Le monde vous appartenait, fier et altier, à la tête d'une armée de poulbots superbes et reniflards dans la cour de récréation.
Embarqué avec vos compagnons d'arme sur un galion de caisses d'emballage vous parcouriez les océans peuplés de chimères et de croque-mitaines hideux et féroces. Mais fi du danger, vous chantiez à tue-tête, bravant tous ces titans gigantesques.
Il y a tout ce qui a bercé notre enfance dans la musique de Fairyland.
Les donjons mystérieux, le bruit assourdissant des batailles, le chant des sirènes, les cavalcades héroïques, les contes chuchotés le soir, les fées gracieuses et les gnomes pétillants, les vaillants chevaliers et les rois cruels, les princesses, les forêts magiques et inextricables.

Qu'on aime ou pas ce style épique et symphonique, c'est une musique fougueuse, exaltée, exubérante et passionnée, merveilleusement interprétée. Savourons de surcroît qu'ils soient français, c'est suffisamment rare pour être signalé.

Fairyland c'est l'éternel recommencement. C'est l'enfance, la candeur, la force de l'innocence. C'est la musique intemporelle, celle qui nous permet d'oublier que nous sommes devenus adultes.
Par maynine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Musichromie.

Un jour je me suis rendu compte que j'entendais en couleurs.
Il parait que ça s'appelle la synesthésie.  

En salles.

Commentaires Récents

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés