Samael c'est tout noir. Lugubre. Tordu.
Étouffant. Sinistre.
Ce n'est pas vilain hein, attention, c'est puissant, rythmé comme un métronome, ça vous prend au ventre jusqu'à en avoir mal.
Ce n'est pas de la rigolade, ça fiche la trouille tellement c'est percutant, tranchant comme un cran d'arrêt jaillissant un soir de pleine lune dans une rue mal famée.
Ça semble venir d'un autre monde où la pitié n'a pas sa place.
On y entre à reculons, en baissant la tête à la première note de peur de prendre un mauvais coup. C'est qu'il n'a pas l'air de plaisanter le gars qui chante... bon sang quelle voix
sépulcrale.
Atmosphère de fin du monde puissante, froide et lourde où on s'embourbe jusqu'à l'asphyxie.
J'aurais arrêté dès le premier titre si il n'y avait pas derrière tout ce magma effrayant quelques belles envolées épiques, quasi symphoniques. Ce petit plus qui donne envie de rester même si on
est mort de trouille et glacé jusqu'aux os.
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