Dimanche 30 septembre 2007
Un démarrage à 100 km/h avec cette
batterie qui martèle et vous accroche les tympans pour ne plus les lâcher jusqu'à la fin de l'album.
Chaque coup porté par le batteur vous percute en plein estomac, c'est hallucinant! Du rock métal efficace et énergique.
Une montée en puissance qui va vous laisser sur le carreau.
Une voix puissante, tour à tour rageuse, rock, hargneuse, coléreuse, douce, suave, chaude, capable de vous arracher des larmes tellement elle est bouleversante et sincère.
Il crie, hurle, souffre, aime, caresse, attendrie. Véritable coeur déchiré qu'il offre à nu.
Quelle performance de chanteur!
Le tout enveloppé dans des rifs de guitares efficaces et infaillibles.
Un bien bel album, térébrant, poignant, à la limite du douloureux par moment dont on ne sort pas indemne.
Par maynine
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Dimanche 30 septembre 2007
Très
étonnant. Je ne m'attendais pas du tout à ça.
Déjà l'image de la pochette me dérange. On dirait un foetus dans un bocal de formol. Je n'arriverai jamais à m'habituer à cette volonté délibérée de choquer qu'ont les artistes à choisir de
telles illustrations pour leurs oeuvres.
D'autant que la musique est loin d'être lugubre. Au contraire. Bien entendu je ne me réfère qu'à la musique puisque je ne comprends absolument rien aux textes.
Franchement j'ai eu du mal à entrer dedans et certains titres m'accrochent un peu les oreilles. C'est parfaitement décousu, incongru.
Les titres semblent n'avoir absolument aucun rapport les uns avec les autres.
On dirait un album "représentation" monté pour donner à écouter tout ce dont ils sont capables.
Je sens qu'il va me falloir un moment pour tout capter mais en tout cas les choeurs sont somptueux et c'est fichtrement original.
Par maynine
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Dimanche 30 septembre 2007
On va dire que c'est pas
mal...
C'est du déjà entendu mais le "mélange" d'inspirations n'est pas trop désagréable.
Une jolie introduction très romantique dans un style cinématographique qui invite à s'installer confortablement.
Et on entre dans le feu de l'action dans un style épique à la Angra.
Mêmes intonations dans le chant que le chanteur de ce groupe d'ailleurs, même torsions de voix dans les aigues mais en bien plus agaçant.
Ça sent le chevalier en armure et les cavalcades héroïques. Quelques beaux duels de guitares bien speed.
Mais je n'aime pas trop le côté "moiss'bat à 100 km/h" de la batterie, ça manque de sensibilité, il tient bien le rail c'est tout (et c'est déjà pas mal me direz-vous, d'un autre côté c'est la
moindre des choses…) il n'y a guère que sur "Tempest Of Fury" qu'il se lâche un peu.
Et à part à quelques rares exceptions la basse est assez faible sauf dans "Spirit Of Sorrow" peut-être.
Un album sympathique mais sans plus et sauf sur "Drowning into Madness" qui rattrape tout le reste à aucun moment je ne suis entrée dans l'histoire.
Par maynine
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Dimanche 30 septembre 2007
J'avais lu sur le net que c'est une musique proche de TUATHA DE DANANN alors vous pensez bien, je me suis précipitée.
Bien m'en a pris! C'est festif en diable.
Il y a tout là dedans.
Les flûtes, les ritournelles endiablées, des bon gros rifs bien lourds, la neige, des violons, les soirées autour d'un feu crépitant, de l'accordéon, des choeurs virils et étourdissants.
Un vrai festival de folk metal givré et enivrant.
Une musique à taper du pied et à siffler en fendant le bois à côté de la cabane un jour de grand froid ou à chanter à tue tête une chope de cervoise à la main.
( J'avais beaucoup aimé "Voice Of Wilderness", c'est du même tonneau, peut-être un peu moins lumineux mais bien agréable quand même. )
Par maynine
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Dimanche 30 septembre 2007
Tant qu'à être dans le folk metal
je continue...
Là c'est du festif qui part en guerre.
On va dire que c'est "enjoué", "alerte", mais ça n'a pas la fraîcheur insouciante de Tales Along This Road, ce côté taverne un soir de fête.
Remarquez c'est peut-être la fête après la bataille.
Il y a les mêmes ingrédients, les flûtes, les violons, les gros choeurs bien enlevés, mais on entend quand même en plus pas mal d'ambiances de champs de bataille avec des bruits d'armes et des
chevaux qui hennissent et le chant est nettement plus agressif à l'exception de "Aidu", "Siraxta" et "Andro" qui font assez fête de village.
Je préfère KORPIKLAANI ou encore mieux TUATHA DE DANANN.
Par maynine
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Dimanche 30 septembre 2007
Comme une envie de musique
celtique en ce moment.
Mais là on change de registre.
On a toujours les instruments traditionnels, flûtes et bombardes, l'ambiance des grandes chevauchées dans les plaines infiniment blanches, les tourmentes de vent glacé, les choeurs mâles et
entraînants, mais fini le petit renne au nez rouge et les beuveries confortables au coin d'un grand feu de bois en se régalant des jupons tournoyants des filles aux longues nattes blondes.
On est dans du solide, du violent, du guerrier. Ça ne rigole plus.
Les fifres sonnent la charge et les tambours le glas. Terminées les danses en costumes folkloriques, là on égorge, on tranche, on grogne, on hurle.
C'est épique, sombre, violent, tourmenté au point de vous pelotonner derrière un tonneau de cervoise en attendant que la bataille cesse (enfin c'est ce que je ferais mais je suis une false
n'oublions pas alors pour moi ça sera un tonneau de limonade )
Par maynine
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Dimanche 30 septembre 2007
Quête de vent du grand nord et de tempêtes de neige.
Une musique puissante, sérieuse, consistante.
Plus de ritournelles légères et enjouées, on aborde là des forêts profondes, inquiétantes et sombres et des vallées tourmentées de bruits de batailles et de violences.
J'y entends la plainte douloureuse d'une femme. Peut-être essaye t'elle de convaincre un époux, un amant, un frère, de ne pas rejoindre ses compagnons d'arme en partance pour je ne sais quelle
conquête glorieusement inutile.
Un chant qui alterne récitatifs, chœurs guerriers et duos masculin/féminin sous un déluge de musique quasi symphonique.
Une très belle part faite à la batterie qui scande les parties masculines alors qu'une flûte absolument divine et des violons accompagnent le pupitre féminin.
Les parties réservées au clavier sont absolument somptueuses.
Magnifique construction résolument exaltée entre classique et métal, pleine d'émotions et d'angoisses, de colères et de passions déchaînées.
Par maynine
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Dimanche 30 septembre 2007
Quelle affaire...
Je me disais bien que je me sentais chez moi là dedans... Mais pourquoi?
D'accord c'est du prog, d'accord le clavier est inspiré, d'accord la batterie tient une place de choix, la basse assène des coups de buttoir somptueux, d'accord ces voix off qui racontent une
histoire...
Mais bon, il devait bien y avoir un petit quelque chose de plus qui a fait que je me suis installée dans cette musique comme j'endosse ma bonne vieille veste de tweed quand j'ai envie de
confort.
Voyons... Ça sonne comme quelque chose de familier.
Cette cavalcade échevelée du clavier dans le premier titre, cette ambiance théâtrale... je connais ça par coeur. Allons, écoutons la suite… Ma parole, j'hallucine!
Mais non voyons, c'est impossible... Ça se saurait... Le groupe auquel je pense ne fait habituellement pas dans la discrétion quand il sort une galette.
Je commence à perdre les pédales… Là ça sonne comme la musique d'un autre de mes groupes préférés.
Aller, je déroge à ma règle quand je découvre un groupe, je file sur le net voir de quoi il en retourne.
Ah ben voilà. Dominici, j'aurais du savoir. Mais si… Charlie Dominici, le premier chanteur de Dream Theater. Pas étonnant que je me sente en pays de connaissance.
Alors ouvrez bien vos oreilles, repensez à Symphony X, à Dream Theater, ajouter une pincée de Pendragon et vous êtes en plein dans le mille!
Pas du plagiat, ni de la copie, ça "sonne comme" mais c'est une fusion énergique des trois.
Superbe!
Par maynine
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Dimanche 30 septembre 2007
Vous avez huit ans. Souvenez vous…
Il y a des instants comme cela, enfouis dans nos mémoires. Des instants qui nous portent tout au long de la vie, discrètement, presque oubliés, qu'il suffit juste d'une odeur, d'une image, d'un
coup de vent, d'une musique pour réveiller et ressurgir et nous emplir d'un bien être ineffable.
Je ne saurais vous dire pourquoi mais lorsque j'ai écouté " Det Vilde Kor" pour la première fois c'est le souvenir d'un goûter de pain d'épices qui a embué mes yeux.
Connaissez-vous un goûter plus doux, plus mystérieux, plus tendre que ces petits gâteaux trop sucrés que nous croquions à pleine dents dans notre enfance?
"Det Vil Kor" est précieux comme une tranche de pain d'épices. Tout y est douceur, légèreté, un véritable chef d'œuvre de pâtisserie maternelle.
Une pointe de gingembre exotique par cette langue totalement incompréhensible. Qu'importe, c'est tellement plus propice à l'imagination.
Des violons de miel indolents comme un automne qui enveloppent cette histoire chantée dans l'intimité d'une fin d'après midi par une mère aimante et attentive.
Juste un soupçon poivré de voix mâle, lourde et rassurante de temps en temps dans de merveilleux duos.
Des envolées de cannelle chaudes et ensoleillées dans une mélodie d'accordéon qui donne envie de danser autour de la table enfantine.
Ne reconnaissez vous pas "Svend Herlufsens Ord, Del II Og Du Vil Vide", ce bonhomme pain d'épices croquant de sucre candi, drôle comme tout une fois amputé malicieusement d'une jambe ou d'un bras
par des rires ravageurs de gamins affamés? (… si ça se trouve cette phrase dit des horreurs… )
Une parenthèse dans le temps...
Contines séraphiques, légères et poétiques, égrenées d'une voix céleste.
Tout le romantisme norvégien en un seul album.
D'aucun le trouveront mièvre et bluette, je le trouve somptueux de feinte simplicité.
Lumsk signifie "rusé", et là tout est espièglerie, impression de facilité, de désinvolture, on croit entendre des chansonnettes pour enfants traditionnelles et classiques, simples petites
étincelles, alors qu'il y a là dedans une recherche, une flamme inspirée, une perfection à couper le souffle.
On pense douceur et légèreté. J'y entends des compositions d'une solidité et d'un classicisme impressionnant, mais tout est dans la "manière". Rien d'exhibitionniste, tout est dans la discrétion,
le charme et la douceur.
La voix sert les mélodies. Le piano souligne les violons. Les guitares enveloppent le trombone ( ou peut être est-ce l'inverse ) et les violoncelles s'envolent comme autant de pétales de fleurs
soufflés au grès d'un vent léger.
Une oeuvre hors du commun que je savoure régulièrement pour oublier le stress de mon travail, les yeux fermés au coin de ma cheminée.
Cette musique est belle.
Un instant d'enfance retrouvée, tiède, aimable, doré, melliflu et confortable.
Par maynine
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Dimanche 30 septembre 2007
Il me restait celui ci à
découvrir. C'est chose faite!
Toujours cette magie blanche, cette voix d'ange qui frôle les forêts, ces balades somptueuses entre contes et batailles.
Ténébreux et inquiétant par moments, léger et onirique à d'autres.
Farandoles de gnomes et de farfadets ou combats de géants et de trolls.
Un peu plus martial que "Aasmund Fregdegjaevar", moins poétique que "Det Vilde Kor", mais toujours ce charme, cette alchimie de givre et de feu.
Et je suis envoûtée, ensorcelée... Totalement séduite.
Par maynine
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