Un album qui porte bien son titre et pour une fois la couleur de la pochette correspond parfaitement au thème « synesthésique » de la musique.
Il y a là une débauche de bleus plus expressifs les uns que les autres.
L’apparente froideur électrique de l’introduction est très vite réchauffée par la voix de Nils K. Rue qui tout du long va contrebalancer les parties instrumentales.
Nous entrons dans un monde mystérieux, spatial, les guitares évoluent d’abord en volutes transparentes, puis s’élèvent progressivement en torsades aigues et robotisées qui vrillent l’oreille et
forcent l’attention. On a presque envie de baisser la tête en entendant filer des comètes de notes au dessus de soi.
Chevaucher les étoiles avec cette équipe de virtuoses n’est pas chose aisée, on en attrape le tournis, mais c’est merveilleusement grisant et on a franchement pas envie de quitter la navette. Une
seule solution pour ne pas être mis sur orbite, s’agripper au filin de la batterie et ne plus le lâcher !
Cette musique est véritablement lumineuse et énergique. On en ressort ébouriffé, grisé d’altitude, les yeux remplis d’étoiles et le cœur léger d’immensité cosmique.
« Somewhere I'll fly away
High on wings, I'm gazing from the sky
In silent emptiness
I close my eyes”
Par maynine
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